Point de salut pour qui n’en a point

 

Dialogue entre Bush Jr et Robert L. Sherman, journaliste accrédité pour le “American Atheist news journal” :

Sherman : Que comptez-vous faire pour obtenir les voix des citoyens des États-Unis qui ne croient pas en Dieu, les athées ?

Bush : Je n’aime pas beaucoup la communauté athée. Croire en Dieu est quelque chose d’important pour moi.

Sherman : Mais vous êtes d’accord que les athées ont les mêmes droits et sont tout autant des patriotes que les autres citoyens de ce pays ?

Bush : Non, à mon avis les athées ne devraient pas être considérés comme des citoyens de ce pays, on ne devrait pas non plus les considérer comme étant des patriotes qui aiment leur pays, notre credo national le dit clairement, nous sommes une nation soumise à Dieu.

Sherman (Un peu surpris) : Et est-ce que vous êtes d’accord avec le principe constitutionnel de séparation de l’Église et de l’État ?

Bush : Oui, je ne soutiens pas une religion unique. Je suis tout à fait pour la séparation de l’Église et de l’état. C’est juste que je n’aime pas les athées.

Source : Talibans in USA : pour George Bush Jr., les athées ne sont pas des citoyens américains.

En 1990, alors que l’intégrisme était à l’apogée de sa forme, Abassi Madani affichait, partout, son euphorie pour une république islamique. Il se mettait à traiter les autres partis politiques de Stroumphs (essanafir) et menaçait le parti des partants par sa célèbre formule “Ayna al-mafar li la mafarra lahou” (point d’issue pour qui n’en a point). L’Algérien devait s’apprêter à s’accrocher comme un végétal au milieu qui l’avait vu naître, dans ce qui serait la nouvelle théocratie, désormais, bénie des cieux. Les Blouse-Men ou les jazzmen du “la yadjouz”  étaient partout pour chanter les louanges d’une république islamique à une population vaccinée BCG (Bligha, Chachia, Gandoura). Interviewé longuement par la TV algérienne, Abassi Madani, plus qu’à l’aise, n’avait trouvé aucun défi à relever dans cette période de vaches maigres avec un baril qui trimballait sa valeur sous la barre des 10 dollars. Pour lui, chaque défi économique avait, au moins, une solution dans un verset coranique. Dans les cours de math qui auraient pris un coup de Dieu, on dira que c’est la surjectivité de la fonction religieuse par rapport aux problèmes réels de la vie. Avec un sourire rassurant, il a promis dans sa réponse au journaliste, de faire de l’Algérie une Californie aux couleurs de l’été integriste. Comment ça ? répliqua le journaliste étonné par l’assurance de Abassi. Bi iradati Allah  (par la volonté de Dieu) répliqua l’enfant terrible de Sidi Okba

Le lendemain, les Algériens qui n’avaient pas encore perdu le sens de la réalité, avaient beau essayer de comprendre le fond de la bêtise mais ils étaient tellement perdus dans le fond de l’obscurité abyssale qu’ils ont fini par ne plus rien chercher du tout. Ils avaient mis un tel homme, une telle réponse sur le compte de la fatalité et s’étaient mis a préparer el mafar (le sauve-qui-peut) avant que le soleil d’Allah ne brille pour différentes raisons. Quand il s’agit de fuir l’intégrisme religieux, le plus loin sera le mieux, serait-on tenté de dire. Mais comme l’univers de la politique n’est pas plat, on ne peut prévoir ce qui se passe à l’horizon des évènements. Même les axiomes d’Euclide ne marchent pas dans ce monde de toutes les dimensions. Ceux qui ont atterri en Amérique étaient convaincus avoir dit adieu aux conneries à la Abassi Madani ; les dirigeants du Nouveau Monde étant branchés troisième millénaire. En 2007, Ils seront surpris d’entendre le président George Bush, l’homme le plus fort de la planète, sous pression et à court d’arguments, affirmer avoir reçu l’ordre de son Lord d’attaquer l’Irak. Il est sorti de la prestigieuse Université de Harvard, l’une des banques à matière grise de l’humanité. En 2008 questionnée sur le retrait des forces américaines de l’Irak, Sara Palin avait répondu qu’elle allait attendre l’ordre de son Seigneur pour agir. Tout se passe comme si nos zaouias avaient pris une avance de 20 ans sur l’université de Harvard. En effet, quand le mouvement vers le progrès, s’inverse, ce sont les ex-bons derniers qui prennent le devant de la scène.

Imaginons, se lamentait le comédien américain Bill Maher, qu’à l’avenir, on vote pour un président deux fois plus fou et plus fanatique que Bush. Sous une pression quelconque, il va dire qu’étant donné l’océan de péchés dans lequel baignent les humains aujourd’hui, j’ai reçu l’ordre de mon Lord d’appuyer sur le bouton rouge pour exterminer toute forme de vie sur Terre. Ainsi le déclenchement des missiles nucléaires américains va automatiquement entrainer celui des russes par effet EMP ( ElectroMagnetic Pulse) et la vie sur Terre sera détruite, environ, cent fois plus que nécessaire.

D’où peut réellement venir le malheur pour cette planète ? Serait-on tenté de se questionner. Viendra-t-il réellement de ce cheikh de la zaouïa d’Adrar [5] qu’on peut réduire au silence comme bon semble à nos militaires en le mettant en prison et en censurant quelques articles du journal Echourouk, ou viendra-il réellement de ces prophètes comme Bush et Palin qui se trouvent à un coup de pouce du bouton de la fin du monde ? Ou de ces sionistes milliardaires, en collaboration avec les rabbins extrémistes qui proclament un Israël biblique incluant la Mésopotamie, terre du patriarche Abraham, et les terres entre le Tigre et L’Euphrate, jadis désignées par les Sumériens comme le paradis terrestre. Si vous mettez ces gens-là en prison, c’est tous les medias de la planète avec tous leurs satellites, en haut dans l’atmosphère, qui vous tombent sur la tète. Pourquoi donner à l’existence d’Israël une justification biblique ? Pourquoi, disait Bill Maher, laisser Jésus et Moise négocier l’État d’Israël dans la terre de l’islam en excluant Mahomet ? En vertu de quelle logique interdire aux vieilles nations comme l’Iran et l’Égypte de posséder leur bombe atomique et de permettre aux nations de la dernière pluie comme Israël et le Pakistan d’avoir la leur ?

Bill Maher est athée, de père catholique et de mère juive. Il est convaincu que les malheurs de la planète sont principalement religieux et sont entretenus par ces nouveaux prophètes comme Bush et Palin et tous ces milliardaires zélés corrupteurs des pouvoirs. L’humanité est condamnée à se soigner de ses philosophies maléfiques engendrées par des schizophrènes mal en point appelés les prophètes et à trouver une religion plus humaine plus saine et plus confraternelle qui permettra d’établir une bien meilleure communication entre les hommes et entre Dieu et les hommes. Cesser de présenter l’Être Éternel parfait comme un retraité qui, après avoir fini de construire le monde une fois pour toutes, ne trouve rien d’autre à faire que de passer son temps à comptabiliser les erreurs humaines. Le vrai Dieu apparaîtra aux hommes, disait Nietzche, avec la fin des religions. La religion est cette nébuleuse faite de bureaucratie messianique née du désir malicieux de nos prophètes à s’interposer entre l’homme et les forces cosmiques.

Qui de Abassi Madani ou de George Bush représente plus de danger pour l’humanité ? À intention égale, la réponse se trouverait dans l’accès au bouton rouge et la détention des capitaux et des vrais pouvoirs de la planète. Si, au fait, un homme dur et résolu comme Ronald Reagan avait à faire de l’autre coté, à un homme comme Staline à la place de Gorbatchev, l’humanité aurait eu un destin différent. Sans doute, tristement différent.

Rachid C.

1 comment for “Point de salut pour qui n’en a point

  1. May 20, 2011 at 15:46

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