La révolution sociale aux Etats-Unis (Part II)

Le mouvement anti culture ou le mouvement de tous les combats

Entre la fin de la 2e guerre mondiale et le début des années 70, l’Amérique avait vécu entre le climat tendu de la guerre froide et celui détendu de Peace & Love. Ce contraste a énergisé toutes les couches marginalisées de la société qui ont dû investir la rue pour se faire entendre, au prix de quelque sacrifice proportionnel à la complexité  du caractère tabou de l’objet de leur demande.

Le mouvement noir, amorcé en 1955 par Rosa Parks après son refus de céder sa place à un blanc dans un Bus en Alabama, était le plus dur à se faire entendre. Il n’a pu obtenir le droit de vote aux noirs et l’admission du premier juge noir à la cour suprême qu’au prix du sacrifice de ses 2 leaders Martin Luther king et Malcolm X. Cette acquisition quasi impossible des noirs a révolutionné les droits civiques, ouvrant la porte à toute sorte de revendication dans le cadre du civil Right Movement.

The Feminine Mystique, de Betty Friedman, publié en 1963 avait fourni plus d’arguments à la femme pour s’imposer en l’égale de l’homme dans tous les secteurs de la vie publique. Depuis son droit de vote acquis en 1920, sa condition n’a pas cessé d’être débattue. La maigreur des résultats obtenus l’avait poussée à plus d’agressivité dans ses revendications, ce qui devait l’amener à investir la rue dans les années 70.

Les mouvements hispaniques comme la Raza Unida (la Race Unie) de Cesar Chavez destiné à revendiquer les droits des fermiers latino-américains, sont devenus politiquement actifs dans les années 60.

AIM (American Indian Movement) avait attiré l’attention nationale quand ses militants avaient envahi le bureau des affaires indiennes à Washington, DC. Une somme de 100 millions de dollars a été versée aux Sioux du Dakota Du Sud à titre de dommages et intérêts pour les traités qu’ils avaient été forcés de signer dans le cadre de ce qu’ils avaient appelé The Dishonorable Dealings. D’autres tribus devaient rejoindre la rue pour des revendications similaires.

John Lennon, fervent opposant de la guerre du Vietnam et animateur de Woodstock, avait son nom placé par le congress dans la liste des candidats à la déportation. Ses avocats aidés par la pression de la rue n’ont pu lui garantir le séjour permanent qu’au prix d’une bataille juridique de haute lutte.

Le livre de Rachel Carson Silent spring publié en 1972 avait abouti dans les années 70 à la formation d’une nouvelle catégorie de protestataires appelés les Greens (les verts) ou les environnementalistes.

En 1969, à Greenwich Village dans l’ile de Manhattan, la police a pris d’assaut le Stone Wall Inn, un club fréquenté par les homosexuels marquant pour les libéraux le début du militantisme homo. Par sympathie pour les enculés diront les conservateurs. Les gays et les lesbiennes avaient farouchement résisté à la police dans le cadre de l’opération Gay Pride (Fierté Homo) pour leurs droits de vivre leur orientation sexuelle dans l’honneur el la dignité. L’honneur homo ? Se diront les puritains, c’est du jamais vu dans les annales de l’anus.

Dans la liste des musiciens de la psychedelic rock music, associés à la recherche d’une nouvelle forme de spiritualité sont le plus souvent cités  The Beatles, The Grateful Dead, Jefferson Airplane,Jimi Hendrix, The Doors, Cream, The Rolling Stones, Neil Young, Bob Dylan, Franck  Zappa, Arlo Guthrie et Janis Joplin.

Les hippies qui ont été derrière cette formidable révolution sociale avaient, dans leur majorité, disparu de la circulation vers la fin des années 70. Une part d’entre-eux avait succombé à l’overdose, l’autre, en vieillissant, avait rejoint le courant normal de la société (mainstream). La fin de la guerre du Vietnam et le début de décongélation de la guerre froide qui avaient minimisé le risque d’un conflit nucléaire entre les 2 superpuissances, ont mis fin à leur mission de combattants.

Telle une bougie qui s’était consumée pour éclairer l’écolier dans sa lecture nocturne du livre des maximes, ils étaient là au bon moment à fournir la chaleur humaine nécessaire à la décongélation des relations est ouest. En forçant les 2 superpuissances à cesser de jouer avec la vie et la destinée des hommes, ils sont parvenus à leur apprendre à substituer au langage de la force, le langage de la raison.

Les années 60 ont été un saut dans la conscience humaine. Mahatma Gandhi,Malcolm X, Martin Luther King, Che Guevara, Mère Teresa,  ont dirigé une révolution de la conscience. The Beatles, The Doors, Jimi Hendrix  ont créé des  thèmes d’evolution et de révolution.  La musique était, comme la peinture de Salvador Dalí, pleine de couleurs et de voies  révolutionnaires. Les années 60, les jeunes d’aujourd’hui doivent s’y referer pour  se retrouver. “
– Carlos Santana
(A suivre)

Rachid C

1 comment for “La révolution sociale aux Etats-Unis (Part II)

  1. August 2, 2011 at 00:01

    Hi there,
    What good words
    Ilias

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