La mairie refuse certains prénoms berbères (par Imene Brahimi TSA)

“Koceila vs Zouhir” ou le syndrome d’un duel qui n’avait pas à avoir lieu si ce n’est l’abject ésprit diviseur d’un systéme politique qui n’a rien de serieux à offrir.
Dans le film Racines,le jeune Kounta Kinté a eté enlevé au large du fleuve de Gambie et ramené vers les plantations américaines. Son nom a eté changé en Tobby. Vivement contre son propre gré.Sous le régime raciste du Clan d’Oujda & Co, on peut donner à son enfant un nom de la Djahilia arabe tels que Zouhir,Antar, El Khansa…,mais pas Koceila, Dihya ou Kahina. Get up, Stand up for your right, disait Bob Marley (RC).

Et que disait à ce sujet Antar Ibn Chaddad?

L’avenir d’une race et d’un pays n’est pas
Dans un homme, fût-il l’arbitre des combats,
Le roi du monde. Rien n’arrête un peuple en marche.
Il monte ! Je le vois monter de marche en marche,
Du levant au couchant, dans un tel flamboiement
Que l’astre d’or pâlit au sein du firmament.
Qu’importe aux aigles fiers et même aux hirondelles
Une plume de plus ou de moins à leurs ailes !
Je ne suis qu’une plume, ami …

Antar

Des centaines d’enfants sans prénom à Tizi Ouzou

Hamid voulait prénommer son bébé Koceila, mais la mairie de Tizi Ouzou a refusé ! Comme lui, des centaines de parents sont interdits de choisir les prénoms de leurs enfants. « Au service d’état civil de la mairie de Tizi Ouzou, on m’a sorti une liste de prénoms ou Koceila ne figue pas », déplore Hamid. « J’ai insisté pour que mon fils s’appelle Koceila, mais l’agent d’état civil a dit : voici la liste des prénoms autorisés, c’est à prendre ou à laisser. C’est tout ce qu’il y a », raconte le papa de Koceila dont le cas n’est pas unique à Tizi Ouzou où plus de 300 bébés sont toujours sans prénom, en raison du refus de la mairie de les inscrire sous des noms berbères choisis par leurs parents, a‑t‑on appris ce jeudi 4 août auprès d’une source judiciaire locale.

La même mésaventure est arrivée à un autre père de famille qui a choisi d’appeler sa fille Dihya, un autre prénom berbère ne figurant pas sur la liste officielle des prénoms autorisés en Algérie. « Au service de l’état civil, un agent m’a recommandé de la prénommer Imene, et ce après avoir refusé le prénom que j’ai choisi », affirme‑t‑il. Les parents qui n’ont pas été autorisés à donner des prénoms berbères à leurs enfants ne comptent pas baisser les bras. Ainsi, plus de 300 recours ont été introduits durant ces derniers mois au niveau des tribunaux à Tizi Ouzou. En attendant, ces nouveaux‑nés demeurent sans prénom plusieurs mois après leur naissance.
Pour rappel, en janvier dernier, le P/APW de Tizi Ouzou avait saisi le ministre de l’intérieur, Dahou Ould Kablia, pour lui demander de « faire appliquer l’article 5 du décret 8126 du 7 mars 1981 portant établissement du lexique national des prénoms qui prévoit la possibilité d’actualiser, tous les 3 ans, la liste des prénoms inchangée depuis 1981 ». Dans son courrier, le P/APW a tenu à dénoncer « cette situation d’injustice qui porte atteinte à un droit élémentaire qui est le libre choix du prénom à donner à son enfant ».
Imene Brahimi (TSA)
NB
Le bold et la photo par RC

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