INFLATION, PAUVRETÉ ET QUERELLES PARTISANES

 

 

L’ALGERIE D’AUJOURD’HUI

Contribution de Abdelkader BENBRIK (journaliste)

Il semble clairement que la politique algérienne, souffre d’un handicape de taille, elle souffre des maux d’exode d’opportunistes de toute taille aussi, entrainant l’économie à une croissance ralentie, où la baisse du pouvoir d’achat persiste et se caractérise doublement en un drame pour la majorité appauvrit. Devant ce marasme qui ne veut pas changer, demeure un chef du gouvernement, continu d’être impopulaire selon les témoignages et les sondages effectués auprès d’une large population et de politiques. Ceci n’écarte pas aussi la responsabilité des membres du gouvernement, où la plupart des ministres devraient il y a longtemps déclaré leur incompétence et partir par la grande porte pour ne pas continuer à saigner le pauvre citoyen et certains journalistes dépassés par les événements et « bloqués » par certains directeurs de publication, qui avaient appris par cœur le TVB (Tout va bien). Les augmentations des prix de tous les produits est caractérisée sur le terrain, même les prix fixés et subventionnés par l’Etat Algérien, sont touchés par les augmentations anarchiques, aucun respect des lois, ni de réglementations. L’instance officielle chargé du suivi et du contrôle demeure en panne, certains agents de la DCP, pensent toujours corruption, Ce qui serait inespéré, ce serait la prolongation du marasme économique et la reconduction de l’actuel gouvernement. Une reconduction, selon l’opinion publique, provoquerait certainement remous et exaspération au sein de la majorité appauvrit et qui attend le changement qui tarde à venir. La composition actuelle du parlement semble avoir paradoxalement et contre toute prévision donnée, un nouvel élan à l’Algérie.

La déchirure que connait le parti de tous les Algériens FLN, laisse tous le Maghreb perplexe. Si vraiment le débat politique n’arrive pas à l’emporter et si l’on ne parvient pas à juguler la puissance des intérêts de certains groupes privilégiés, on pourra assister à un nouveau marasme à l’entée sociale prochaine et c’est grave, alors que le pays demeure en sursis et l’irruption du volcan est imminente et risque d’entrainer dans la boue le labeur de plusieurs années ! Les responsables militaires devraient être raisonnables et admettre que le temps est venu pour eux de passer la main et de se retirer de la scène politique. Ils ne peuvent pas aller à l’encontre d’une évolution devenue irréversible dans le monde, et qui, en dehors des pays de grande tradition démocratique, a déjà touché, certains pays, l’Afrique n’y échappera pas.

Selon un Général, oui un général de l’armée qui parle : l’Algérie a un pressant besoin d’air frais et d’oxygène et seuls des hommes aux qualités morales irréprochables peuvent le lui apporter. Elle a besoin d’un Etat de droit et seul un régime démocratique est en mesure de le réaliser. Le Général ajoute que depuis 1992, l’Algérie est dirigée par un régime qui refuse d’assumer le pouvoir au grand, préférant tirer les ficelles derrière le rideau, articuler les personnages à distance et souffler et souffler le texte en coulisse. Mais continu notre général, le mauvais choix des acteurs désignés pour jouer le rôle principal et les turpitudes de nombre de leurs collègues, les militaires ont fini par éroder la confiance que la population avait placée en eux. Il ne faut donc s’étonner, qu’après une si longue coupure, M. Bouteflika soit déconnecté des réalités algériennes et que l’équipe « d’hommes d’Etat » dont il voulait s’entourer ne soit en définitive qu’un assemblage hétéroclite de personnalités appartenant, pour la plupart d’entre elles, à ce passé qu’il avait tant de fois décrié, comme il ne faut pas non plus s’étonner que les postes économiques clés confiés à des émigrés tout aussi coupés des réalités .

Les ministres de l’actuel gouvernement , ont presque tous faillis à leur mission, il ne s’agit pas de nous faire avaler la couleuvre de l’auto route est-ouest, ou la réalisation des rames de tramway, dans les grandes villes ni l’espoir de construire un million de logement ou plus encore la distribution de millier de couffins pour les démunis pendant le Ramadhan, car c’est toute la population algérienne appauvrit compris les travailleurs résiduels et les petit fonctionnaires à l’exception des policiers et douanier ont aujourd’hui besoin de ce couffin. Depuis 2000, chaque année le nombre de démunis augmente, bientôt c’est toute la majorité pauvre des algériens auront besoin de ce couffin, et le FMI ne pourra rien pour eux parce que, tous simplement le FMI connait les chiffres, les milliards de dollars et sait aussi pourquoi le pouvoir ne relève pas le taux du dinar pour que le peuple souffle un peut d’oxygène. Les dizaines de millier de jeunes et adultes continus à penser pour la traversée de la méditerranée à bord de chaloupes et embarcations de fortune. Et dire que l’Algérie est un pays riche avec une majorité pauvre !

A. BENBRIK

 

 

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