UN LITIGE DE TAILLE ENTRE L’ALGERIE ET LA FRANCE

Evénements du 8 Mai 1945 http://www.djelfa.org/archive/archive_guerre_algerie.htm

Visitez  sur ce site les photos archives sur la France coloniale, démocratique et civilisée

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Enquête de : Abdelkader BEN BRIK (contribution)

http://www.djelfa.org/archive/archive_guerre_algerie.htm

Cet article est consacré aux archives nationales de l’Algérie, détenues
par les gouvernements Français qui se sont succédés depuis 1962. Un
sujet entre les deux pays transformé en litige très sérieux. L a
France continue à s’opposer au rapatriement des archives de l’Algérie.
A chaque fois, le gouvernement Français, fait la sourde oreille et
continue de ne pas répondre favorablement aux revendications légitimes
d’Alger.

Les responsables Algériens, durant les premières années de
l’indépendance, ont toujours cherché un terrain d’entente pour régler
ce litige de confiscation de documents et archives de notre pays,
tout en prenant en considération l’intérêt général des deux pays dans
le respect des positions adoptées dans le domaine des archives.

 Ainsi dire, la France emporta de l’Algérie durant la période 1961-1962, des
conteneurs entiers d’archives appartenant à l’Algérie. Les
conservateurs en poste à cette époque avaient reçu des instructions et
ordres pour photographier en miniature toutes les archives. Le premier
chargement et départ des archives d’Alger s’est effectué sur ordre
direct de la direction générale des archives en France le 6 mars 1961.
Au début de l’année 1962, la décision de déménagement vers le
territoire Français  de tous les documents, manuscrits ou imprimés, a été
prise au niveau local par la direction de l’administration générale
dépendant de la délégation générale accréditée en Algérie, précisément
par circulaire n°2.AG.A534 DG AG, datée du 6 mars 1962.

Selon le rapport préliminaire des directions de l’archive des wilayas d’Alger,
Oran et Constantine, toutes les archives sans exception aucune, ont
été sans le moindre préjugé emportées en France, qu’ elles soient
administratives, politiques, culturelles, économiques ou  sociales de
l’Algérie. Notamment en série Z : les archives historiques de l’Etat
Algérien, datant de la période entre le quinzième et le dix-neuvième
siècle avant l’occupation française.

Après l’indépendance, le Gouvernement Algérien avait sollicité, avec insistance, de la France,
le rapatriement de ces archives, mais quelques lots seulement ont été
rendus, durant les dates suivantes : 1967 : un lot de 450 registres.
En 1975 : un lot de 153 registres. En 1981 : un lot de 183 registres.
Depuis 1981, aucune autre récupération des restes d’archives de notre
pays n’a été relevée, c’est-à-dire depuis l’accession du Président
François Mitterrand au pouvoir, l’opération de rapatriement des
archives a été gelée sur ordre de Mitterrand. Une grande partie de ces
archives est détenues à Aix-en-Provence et dans d’autres lieux. Ces
documents qui concernent la période coloniale de l’Algérie sont
déterminés comme nous l’avons constaté par série :

ARCHIVES NATIONALES
: série A archives d’avant 1835. Série B : les avantages en Afrique.
Série C : archives Espagnoles au 12ème siècle. Série D : Divers
documents. Série E : Courrier général. Série F : Décrets et décidions.
Série G : Les fonctionnaires et l’administration générale. Série H :
Affaires des musulmans et du Sahara. Série I.J.K affaires des Arabes
d’Alger, Oran et Constantine. Série M : Les biens des Algériens. Série
N : Les travaux publics. Série R : Les affaires militaires. Série T :
La justice. Série W : Les cartes et plans. Série X : Les dons et
réceptions. Série Z : Archives des Arabes et des Turcs. Ces documents
étaient conservés auprès des services des archives officielles,
Gouvernement Général de l’Algérie et sièges des préfectures et des
mairies.

ARCHIVES LOCALES
Série B : Archives du cabinet. Série C :
Les fonctionnaires. Série D : Médailles d’honneur. Série E : Les
élections. Série F : La police et la sécurité en générale. Série G :
La population et l’état civil. Série H. L’agriculture, le commerce,
l’industrie et l’approvisionnement. Série I : Les affaires musulmanes.
Série K : L’administration et la comptabilité dans les départements.
Série L : L’administration et la comptabilité dans les communes. Série
M : Le colonialisme. Série N : Les biens des Algériens. Série P : Les
biens. Série Q : Les affaires militaires. Série S : L’enseignement
général des arts et la science. Série T : La justice. Série U : La
religion. Série X : Les prisons et les centres de rééducation.

ARCHIVES ADMINISTRATIVES NON CLASSEES NI DATEES
Période du colonialisme
 Il existe des documents d’une très grande importance de
la première et seconde générations, qui étaient conservés dans les
bureaux entre 1961 et 1962, réunissant dans leur totalité des
différentes structures de l’administration coloniale, à savoir le
gouvernement général, la préfecture, les mairies, les communes mixtes,
les prisons, les banques et les entreprises diverses. Ces documents à
caractère administratif concernant la gestion des établissements dans
le cadre quotidien et apolitique, touchent uniquement la situation
économique, sociale, culturelle et technique. D’autres documents
importés par la France se trouvent aussi à Aix-en-Provence, à
l’exemple des livres, brochures, journaux, plans et autres. Ils sont
estimés à 200 000 caisses, plus de 600 tonnes de documents.

Les revendications Algériennes E et la position négative de la France
Depuis l’indépendance en 1962, l’Algérie n’a pas cessé de revendiquer
ses droits de récupérer ses archives. En 1967, selon un conservateur
Français, les responsables Algériens ont demandé à la France,
l’application des mesures adoptées lors de la table ronde sur les
archives, organisée à Varsovie en 1963, sans que la France réponde
favorablement. En 1980, un groupe de travail commun entre algériens et
français s’est réuni quatre fois, le 9 janvier, le 10 juin, les 3 et 4
décembre, puis en double reprise les 27 et 28 octobre 1981, sans
résultat positif. Le 16 juin 1982, le Président Français François
Mitterrand, dans une lettre officielle, a formellement interdit toute
discussion au sujet des archives de l’Algérie. Les algériens continuent
à revendiquer les archives, malgré l’opposition faite par ceux qu’il
n’est pas de leur intérêt la récupération des archives. Certaines
familles, comme nous l’avions consulté dans les archives, faisaient
partie des familles  très dévouées à la cause française en
Algérie, leurs enfants sont devenus des personnalités et des influents
après l’indépendance, infiltrés grâce à ces archives non divulguées.

 A. Benbrik

1 comment for “UN LITIGE DE TAILLE ENTRE L’ALGERIE ET LA FRANCE

  1. BENBRIK
    November 22, 2011 at 07:43

    Le Colonel du MALG Dahou Ould Kablia révèle :

    La Tunisie a remis à l’Algérie 50 tonnes d’archives du GPRA
    Abdelkader BEN BRIK
    Faisant allusion à l’article sus-publié,’’ Un litige de taille entre l’Algérie et la France’’ relatif aux archives Algériennes détenus par la France. Le Ministre de l’intérieur et des collectivités locales M. Dahou Ould Kablia, qui est aussi ancien colonel du MALG et Président de la nouvelle association des anciens du MALG, a déclaré Dimanche dernier, au quotidien Arabophone An-Nahar que l’Algérie a récupéré 50 tonnes d’archives à partir de la Tunisie. Selon le ministre qui est aussi un ancien colonel du MALG, ces archives et documents sont entre de bonnes mains auprès du ministère de la défense nationale. Elles seront étudiées au moment opportun. M. Ould Kablia, l’ancien colonel ne mâchait pas ses mots lorsqu’il déclare, que le MALG a fourni à l’Algérie indépendante 19 walis et 21 ministres, il dira que le MALG est le fondateur de la première école de formation du –Service des renseignements de la Révolution- et s’est chargé de l’approvisionnement en arme et équipement de guerre en provenance de plusieurs pays, grâce à la stratégie des jeunes algériens dont l’unique chef et responsable demeure Abdelhamid Bousof, qui a placé une nouvelle stratégie dans le recrutement en faveur de la Révolution des étrangers.
    En parlant de sa personne, M. Ould Kablia dira, qu’il avait pris contact avec la Révolution en 1957, quant il se trouvait en France, dont il rentrera au pays tout juste après la grève des 8 jours, il s’installera à Mascara dans les fonctions d’instructeur. Parlant de sa famille, Daho Ould Kablia expliqua que son père qui a quitté l’armée Française en 1924, pour rejoindre en 1930 l’Ecole des officiers de la gendarmerie Française a fait savoir que son père est sorti de l’armée française en 1924, avant de rejoindre durant les années 1930 l’Ecole des officiers de la gendarmerie se trouvant au Maroc. Une école qui, a-t-il expliqué, était sous la tutelle du trio France, Espagne et Italie.
    Né au Maroc avec ses trois frères dont la chahida Zoubida assassinée par un commando français, à Mascara lors d’une embuscade en 1958, Daho Ould Kablia s’est inscrit dans les rangs du Malg, dirigé par Boussouf. Ce dernier demeure à ses yeux l’un des architectes du Malg qui, au lendemain de l’Indépendance, a fourni la majorité des cadres de l’Algérie.. S’agissant des archives de la Révolution se trouvant en France, Daho Ould Kablia a soutenu qu’il est du devoir de l’Algérie de les récupérer; elles sont entre les mains de la France.
    Ces archives que certains, a-t-il expliqué, pensent qu’elles peuvent nuire et permettre d’accuser des hauts responsables de l’Etat de trahison durant la Révolution, se trompent.
    «On peut qualifier certains événements qui se sont déroulés durant la Révolution de négatifs, mais il y en a eu beaucoup de positifs», a-t-il argué, avant de renchérir qu’il y a toujours eu dans les guerres des erreurs.
    Quant au Gouvernement Provisoire de la République Algérienne ‘GPRA) le colonel du MALG dira, avoir regretté la fin de mission de cette institution qui aurait dû continuer son activité après l’Indépendance.
    «Si le GPRA avait continué la gestion et l’orientation des affaires du pays, l’Algérie aurait pu s’offrir un Etat démocratique où la justice sociale et le développement auraient été atteints, il y a bien longtemps», a tenu à préciser enfin Daho Ould Kablia

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