Fascinations marocaines.

 Par Rachid C

Excellent Week-end avec les grandes stars de la folk music marocaine, Nadjet Atabou et Hajja el Hamdaouia.

Le Maroc vu par un ami oranais qui aimait s’ y rendre  chaque année pour, disait-il, des  amours de vacances. C’etait dans les années 80, quelques années, avant d’avoir enterré son  âge d’enfant.

Pas la peine d’aller jusqu’a BangKok, les coquettes sont à la conquête de bons coqs au Maroc,

Ça se passe comme ça à Casa

On est jamais etranger à Tanger

C’est le festin de fesses à Fès et à  Meknès.

Si vous êtes étranger à Londres, les régionalistes  londoniens vous diront “London, love it or leave it“. Si vous êtes  étranger à Paris, les régionalistes  parisiens  vous diront, « Paris, aimez-la ou quittez la ». Si vous êtes  étranger à  Marrakech ( comme à Ouargla), l’hospitalité légendaire des marrakchis (et des ouarglis) vous invite plutôt à partager des choses avec eux, comme le plus souvent, le Lagmi*.  slogan: Merrakech, lagmit or leave it. (Merrakech, lagmez la ou quittez la)

* Lagmi : Substance blanchâtre, sucrée, enivrante, tirée du palmier. Traduction anglaise: palm wine, ce qui donne en français, vin de palmier. Il se prend avec  de la Kemya  (généralement des olives, du fromage …) équivalent anglo-saxon du snack.

 

http://www.youtube.com/watch?v=xe8xLQWZCew

Belle reprise de la chanson, ana ba3da, de Hajja el Hamdaouia par une bien sympathique artiste inconnue (à moi)

 

Fascinations soufies
L’ énergie du folklore est à l’ économie marocaine, à peu près, ce que le pétrole est aux algériens. La difference: notre énergie nous la puisons du sous sol, les marocains la puisent d’eux-m
êmes.
Dans la chanson ci dessous, d’El Hadja El Hamdaouia, après maints  saluts adressés au prophète de Dieu, une lamentation, au passage, sur l’infidélité du mari, on rend hommage, sous les airs qui font danser sous l’ énergie du folklore,  à la fois au verre brisé et à  l’ insaisissable  beauté qui disparait   sous nos yeux ( tah el kass wa taro chqouqou, rah ez-zine wa bqina n’choufou). La générosité des mets , qui stimule les embrassades que délivrent dans l’allégresse et la politesse des cœurs  enivrés d’amour, ouverts les uns aux autres,  offrent les ingrédients nécessaires à une méditation par excellence  sur un paradis qui se fabrique de l’intérieur. Le paradis qui ne s’exprime que dans le langage des anges, c’est,  après tout,  être heureux sans voler le bonheur des autres. Une “qa3da chrifa” typiquement soufie où l’on n’oublie,  dans ses louanges, ni les prophètes, ni la beauté, ni le verre. Quand on est angélique, on se sert à bon escient de tous les éléments qui font le décor de notre bel univers. Dans le monde des gens qui savent s’ amuser, on a choisi comme slogan “h’na guessara manach khessara”. Et à ce sujet, le soufi Omar Khayyam écrivait: 

            Garde-toi de boire du vin en compagnie d’un rustre à violent

             caractère, n’ayant ni esprit ni tenue, car cela ne saurait produire

             que désagréments. Durant la nuit, tu aurais à subir les désordres

              de son ivresse, ses vociférations, ses folies. Le lendemain de cette

             ivresse, ses prières d’excuse  et de pardon viendraient t’endolorir la

              tête.

 

Rachid C

 

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