De Guernica à Homs

Dans un petit paradis nommé Tunisie
Que le bon Dieu a doté de ses soleils 
Etés et presqu’hivers telle une ultime merveille
Qu’a laissé une régente du nom de Trabelsi

Une allumette qui consuma tout vif Bouazizi
Si seulement elle avait bien lu les vers de Chabi

Sur la grandeur d’un fleuve aux couleurs d’un bleu-Nil
Là où d’un coup de Canne furent bien ensevelies
L’arrogance des Pharaons aussi leurs folies
Qu’a fait de son peuple un nommé Rais servile

De miséreux chiffonniers qui mendient une mie de pain
Si seulement il avait cru au sort de ses anciens

Un royaume entre mer et sables gorgés d’or noir
Promis à l’opulence sans baise main ni courbettes
Par le bruit de bottes et à coups de baillonnettes
Où est le Roi des Rois et ses pétrodollars

Dans un égout où ses « rats » l’ont repêché rat blafard
Si seulement il avait combattu comme El-Mokhtar

Sur les ruines fastidieuses de la Reine de Saba
Qui a subjugué Salomon de son altesse
Païens et fideles se sont aimés en sagesse
Qu’a semé son hideux héritier dit Salah

La haine tribale entre feux et qat aux délires
Si seulement on ne l’avait pas aidé à s’enfuir 

Il y’avait bien Guernica rasée à huis clos
Applaudie par le Führer et tous ses valets
Dans l’indifférence des marchands de Liberté
Qu’a-t-on retenu de l’Histoire des Caudillo

Des larmes festives pour se donner bonne conscience 
Si seulement Homs* ne saigne là telle une vive insolence

*Homs: ville rebelle syrienne bombardée sans relâche par le dictateur syrien.

Barek ABAS – Béjaia, le 18 Février 2012.

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