Le combattant, l’indépendant, le bien vacant et le bien fout-le-camp


Contribution de Abdelkader BEN BRIK

Nous sommes une génération d’indigènes, qui a vécu quatre étapes : l’occupation, l’indépendance, le bien vacant et, aujourd’hui, le bien fout-le-camp. Explication : Notre génération de peuple  est exceptionnelle dans le monde, elle est de la formule de quatre en un  (4 en 1). Nous avons dépassé ‘’Garnier’, DOP, Sunsilk et toutes les autres découvertes de 2 en 1.

L’Algérien, s’est débrouillé tout seul pour se libérer du colonialisme,  cela fait UNE.  L’Algérien est sorti tout seul le 11 décembre 1960, pour scander l’indépendance maintenant, et il a eu gain de cause en 1962, et ça fait DEUX.                                                                                           L’Algérien, à partir de 1962, il a vécu un Bien vacant(TROIS) dans tous les domaines. Pendant que les opportunistes du 19 mars 62, se sont rués sur les fermes et les villas des colons, le pauvre algérien ordinaire n’a rien obtenu de ce bien vacant. Celui-ci a grandi et  ses enfants ont grandi depuis. Mais quand ils se sont aperçus que leurs pauvres parents d’indigènes, ne leur avaient rien assuré de cette indépendance et du bien vacant, ils ont opté pour la QUATRIEME formule, le bien fout-le-camp vers le pays que leurs parents avaient, cinquante années auparavant, chassé de l’Algérie. Cette France que laquelle la jeunesse actuelle est entrain de sacrifier  sa vie à bord de chaloupe et embarcation de fortune pour atteindre ses côtes, demeure à leurs yeux le pays de la justice, du travail, de l’égalité et surtout du bonheur. Plutôt ils regrettent de n’être pas nés avant 1962, pour exiger la réintégration comme certains ‘’gros pleins de méchoui’’ qui sont passés par l’hominisation.

Hominisation qui veut dire apparition de l’espèce Algérienne. Il y a eu un jour du 19 mars 1962, hominisation, puis l’espèce s’est différenciée par toutes sortes  d’astuce. Comment prétendre que l’hominisation s’est faite de façon différenciée pour les algériens qui sont demeurés au bas de l’échelle et ceux qui sont montés en flèche, et ne veulent plus regarder en bas, alors qu’ils appartiennent à la même espèce : l’Algérien ?

L’ensemble des algériens morts et vivants est classé depuis 1979 en catégories de plus en plus fines : classes, ordres, familles genres et enfin, dernière subdivision bien précise, à l’intérieur des genres, les espèces.

Aujourd’hui, l’Algérien est devant une espèce unique en son genre, une espèce qui n’a jamais étudié la francophonie, ni la grammaire de voltaire ni le vocabulaire de L’A.B.C.D.., par rapport à l’espèce précédente qui a eu une culture d’Hachette, et a appris par cœur ‘’ La chèvre de Monsieur Seguin’’ sans apprendre la ‘’Marseillaise’’, l’actuelle a bien compris le stratagème. Heureusement que les braves avaient conclus la libération, sinon On ne serait jamais sorti de l’auberge de l’Elysée.

Cette vérité-là, ne semblait pas figurer dans le registre des ‘’bouffe tout’’, dans une partie de la planète que gangrène l’influence et la corruption. Parce que la scène n’est pas seulement le monde terrestre, mais aussi, verticalement, le monde des diables et des Satans… Bien on s’arrête ici, et de là que les ennuis commencent. On ne peut pas dire des choses vivantes dans une langue morte. Or le langage du réalisme et de la logique ne fonctionne plus, dans une presse où la majorité des éditeurs ne sont outre que des businessmen !    

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