La campagne des législatives L’ARRIERE-BOUTIQUE DU FLN/RND


Contribution de Abdelkader BEN BRIK

La politique algérienne tourne, dit-on, autour du Président et de quelques généraux décideurs, donc de l’élection présidentielle. En résulte-t-il inévitablement la dégradation du débat entre les partis et les idées ? Sommes-nous condamnés à entendre les mêmes orateurs répéter infatigablement les mêmes discours électoraux ? Comme si  Al Âssima ne percevait pas les signes annonciateurs des tempêtes.

Peut être le FLN, ne peut-il d’aucune manière vaincre en 2012, mais il peut choisir entre deux politiques : ou bien parler et agir comme s’il comptait sur la coopération du RND pour appliquer le programme du Président de la République avec un nouveau parlement toujours à main levée ; ou bien définir un programme adapté à la conjoncture mondiale, débarrassés des vieilleries idéologiques, qui pourrait être appliqué dans des circonstances favorables. La différence, c’est que la seconde politique offre une perspective d’avenir aux deux partis, et que la première les enfoncera dans une impasse.

Aujourd’hui, à ce que nous constatons, la majorité pour ne pas dire les partis du pouvoir ne se trouve pas en meilleure condition que l’opposition.  Dans la constitution actuelle, telle qu’elle est interprétée, le Président impose sa volonté à la majorité parlementaire. De ce fait, le parti qui appartient à la majorité sans se confondre avec elle doit se démarquer des hommes qu’il tolère à défaut de la soutenir. En quelque manière, le cercle habituel. Il doit prendre assez de distance par rapport au Président pour manifester son identité sans s’opposer à lui au point d’exiger logiquement une motion de censure.

Il suffit d’évoquer les scénarios possibles après les législatives, et une coalisation FLN/RND, pour se convaincre que, dans la conjoncture mondiale et surtout « arabe », l’Algérie ne peut pas se payer le luxe de cette crise qui frappe le monde occidental et  « arabe ». La vraie question : lequel des deux, le FLN/RND, ou le Président, s’arrêtera au bord du gouffre ?

La classe politique, comme toujours est- elle condamnée  au spectacle déprimant qu’elle donne ?  Oui, si les deux partis continus d’ignorer l’opposition démocratique. Oui si les partis démocrates de l’opposition, ne trouvent pas de nouveaux moyens de se définir. Pour les deux grands partis FLN/RND, l’un  est scindé en trois formations et a perdu ses alliés, l’autre qui a perdu le premier rang, un seul recours, une seule issue ; renouveler leur doctrine ou, mieux, leur pensée.

Cette campagne électorale se passe comme si le débat politique glissait vers la routine en dépit de la montée des périls. La force de l’équipe au pouvoir tient, malgré bon gré, avant tout, au sentiment diffus dans le pays que d’autres gouvernants ne se tireraient pas mieux d’affaire. Ce scepticisme profond résistera aux promesses, aux idéologies, à la rhétorique. Occasion unique, pour les hommes d’Etat, de réfléchir et d’aider l’électorat à saisir les enjeux de ces années cruciales.

Le FLN, qui devrait être le parti de tous les algériens, a déjà perdu plusieurs chances depuis 1988, il subit depuis les contrecoups de l’échec de son comportement en tant que parti issu de la Révolution, ses électeurs en contemplant le spectacle désolant qui montre au monde entier la déchirure du FLN, au point  où son actuel secrétaire général  humilié par des pancartes où on lit :’’ Belkhadem dégage’’. Mais toutes les formations qui se disputaient le sommet du FLN, ont été déjà taxées par un certain Bernard Kouchner.

Le RND  n’échappe pas aussi à cette règle, ses électeurs sont à peine moins sévères que ceux du FLN.  Il a quand même durant les dernières années déçu autant d’électeurs. Le décor de cette campagne ne manque pas d’agrément, malgré de vastes proportions, Et, comme l’indique les affiches des candidats des deux partis politiques, la cuisine est faite à la broche. Pas de sauces et de préparations compliquées, pas de poissons, la pêche est autorisée à l’exportation  à main levée, uniquement des légumes secs ce que le citoyen moyen trouve très chers dans un champ de commerçants tranquillisés par les DCP, qui sont en léthargie depuis  belle lurette, devant la soit- disant politique de la liberté des prix et du commerce que la majorité des algériens rejetait en bloc

Alors, à quoi sert-il un électeur ? A symboliser un espoir vivant, nécessaire et mélancoliquement passéiste ?

2 comments for “La campagne des législatives L’ARRIERE-BOUTIQUE DU FLN/RND

  1. pauvre kabylie meurtrie
    April 27, 2012 at 04:30

    Quand les zaouias font de la poltique pour le FLN

    C’était un contact avec pas moins de 1500 personnes ayant pris part à la rencontre organisée par la Zaouïa Sidi Yahia. Un moment fort de cette campagne, avoue-t-on au FLN, qui s’est déplacé en force. Cela valait le coup car, il s’agit, comme l’explique le directeur de campagne, d’un contact plus large sachant que les invités de la zaouïa sont venus des quatre coins de la wilaya. Dans l’après-midi d’hier, la liste du parti de Belkhadem a choisi de se rendre à Toudja pour une virée électorale qui l’a conduite jusqu’à Beni K’sila.

  2. AZAFAN
    May 6, 2012 at 11:41

    ON PEUT DIRE QUE BOUTEFLKA LE RACISTE ILLUMINE AURA ETE L’HOMME QUI A FAIT LE PLUS DE MAL A L’ALGERIE DURANT MANDATURE MÊME SI LES AUTRES N’ONT PAS BRILLE SURTOUT A LA KABYLIE.

    CET HOMME ENNEMI DE LA LIBERTE ET DE LA KABYLIE QUI A FAIT HEMERGER ET PORTER L4ISLAMISME AU SOMMET DE L’ETAT NE MERITE QUE DEDAINS ET TOUS LES NOMS.. C’EST UNE VRAIE MALEDICTION AVEC SES PAIRES.

    MÊME L’AUBE DE SON DERNIER VOYAGE SANS RETOUR IL CONTINUE A SEMER LA CASTROPHE..

    ON NE LE MAUDIRA JAMAIS ASSEZ..

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