Terrorisme en Kabylie: Aghilés le lion est mort, les hyènes l’ont tué

Enlevé jeudi  le 16 octobre, à Azeffoun, à 65 kilomètres au nord-est de Tizi Ouzou, dans la Kabylie  Maritime, Aghiles Hadjou, 19 ans, fils d’entrepreneur,  a été retrouvé mort, ce mercredi, 24 octobre, aux environs de 18 heures, selon des membres de la cellule de crise installée au lendemain du rapt. Depuis le début de la concorde civile qui a poussé Boutef à prétendre au prix Nobel de la paix, on dénombre plus de 70 kidnappings en Kabylie sans compter les victimes directes du terrorisme et les dommages collatéraux.

Tout compte fait, involontairement ou pas, en étant un peu sarcastique, on peut dire qu’Abdelkader El Mali a fait de la Kabylie la Somalie. A vrai dire, son arrivée au pouvoir, bien qu’applaudie par les kabyles,  n’a pas porté bonheur à la Kabylie. Faites le bilan : depuis son parachutage  à la tête de l’état,  c’est l’accumulation des évènements négatifs qui s’effectue sur le sort de la Kabylie comme si une malédiction  s’était préparée pour  s’abattre sur elle. Le hasard, ferait-il aussi mal les choses à ce point ?

Ratée par l’autoroute est-ouest, la Kabylie se verra sabotée dans ses rapports Nord-sud : en effet, une aide fournie par un organisme aussi sérieux que l’UNESCO pour aider la Kabylie à soigner son environnement qui s’efface sous les incendies et les déchets,  sera détournée vers d’autre usage, d’autre région par le KDS Ouyahia prêt à tout faire pour prouver aux tenants du pouvoir  que son appartenance à la race kabyle n’est qu’une fatalité biologique.

Les  rapports de Boutef  avec notre région ont commencé par une insulte   « nabotique »  et une promesse de grabuge, et continuent, aujourd’hui, dans les conséquences du transfert, non pas de technologie, mais du terrorisme de la région de la Chifa vers la nôtre. Du triangle de feu vers le cercle de la mort. Nos victimes du printemps noir bis ont été mortes et enterrées comme dans une guerre oubliée. Du fait de l’insécurité, les investisseurs tournent le dos à la Kabylie, et les plus courageux qui s’entêtent à y investir se verront kidnappés au prix de quelques  rançons dont le montant n’est pas loin de celui  du prix Nobel que Boutef avait rêvé, sur  la tête de nos cadavres,  encaisser, avant de se rendre compte au bout du compte que la commission Nobel n’est pas  l’ APN.

 Après le terrorisme, les déchets, les incendies, les hivers  devenus rudes par l’absence de  l’état,  et le désinvestissement, il reste à trouver un moyen, pour bien noircir le tableau, de faire venir les sauterelles qui, faute de verdure dans nos forêts  calcinées vont s’abattre sur nos gendarmes. Si l’autoroute est-ouest nous a évités, celle éventuelle, nord-sud, n’a pas l’air de devoir  nous traverser, non plus. Il faudra attendre les autoroutes en diagonale. D’ ici là, les voitures auront des ailes et les poules auront des dents.

Le crédit de Boutef est mort, tué par une politique qui ne paye pas. La preuve : des jeunes lions comme Aghilés se font étrangler par des hyènes en plein cœur de la Kabylie réputée frondeuse.  A travers  la mort du  jeune Aghilés Hadjou, nous tenons à rendre un vibrant hommage à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme, en Algérie et ailleurs. A celles qui sont parties et celles qui partiront, car l’incompétence et l’insouciance de nos dirigeants exigent  malheureusement qu’il y’en aurait  d’autres.

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