Apulée (Afulay) de Madaure ou l’homme qui faisait parler les pierres

Apulée (en latin, Afulay en Berbère, Apuleius1) est un écrivain d’origine berbère2 né à Madaure en Numidie (Algérie actuelle)3 vers 123-125 ap. J.-C.

apuleeOn ignore la date exacte de sa mort (vers 170 ?). Le personnage possède une part de mystère : dans ce qui nous est parvenu sous le titreDe la doctrine de Platon, il s’adresse à « mon fils Faustinus5 » ; on le classe parmi les médio-platoniciens.

Biographie

Apulée est né vers 123 après Jésus Christ dans une famille aisée de Madaure, colonie romaine de Numidie loin de la côte romanisée, et site actuel de quelques ruines romaines primitives. Aucune source ancienne ne donne son praenomen ; la tradition de l’appeler « Lucius », du nom du héros de son roman, date des manuscrits médiévaux. Les détails concernant sa vie viennent pour la plupart de son Apologie et de son œuvre Floride, composée d’extraits tirés de certains de ses meilleurs discours.

Son père était duumvir de la cité et devait laisser à son frère et à lui un héritage de 2 millions de sesterces. Bien que totalement romain par sa culture et son œuvre, Apulée resta toujours attaché à ses origines, n’hésitant pas à se revendiquer plus tard « mi-numide et mi-gétule ».Saint Augustin a dit de lui : « Chez nous, Africains, Apulée, en sa qualité d’Africain, est le plus populaire ». Son degré d’adhésion à laromanitas (en) fait l’objet d’un débat.

Il étudia la rhétorique et la littérature à Madaure, puis avec un maître à Carthage où il s’installera par la suite, et enfin à Athènes, où il s’intéressa entre autres à la philosophie néo-platonicienne et au sophisme. Doué d’un talent d’orateur, il devient avocat à Rome avant de mener une carrière de conférencier itinérant dans son pays natal. Parlant aussi bien le berbère, le latin que le grec, il peut même passer sans problème d’une langue à l’autre au cours du même discours. Il est ensuite allé à Rome étudier la rhétorique latine pour et très probablement pour déclamer pendant un certain temps dans les tribunaux avant de retourner dans son pays natal, en Afrique du Nord. Il a également dilapidé son héritage dans ses nombreux voyages en Asie Mineure et en Égypte où il a étudié la philosophie et la religion.

C’est au cours d’un de ses voyages, que peu après son retour, il effectua un nouveau voyage à Alexandrie. Tombé malade en route à Oea (l’actuelle Tripoli), il fut reçu avec hospitalité chez Sicinius Pontien, un condisciple du temps de ses études à Athènes. La mère de Pontien, Pudentilla, était une veuve très riche. Avec le consentement, voire l’encouragement, de son fils, Apulée accepta de l’épouser, en 156. Entretemps, Pontien lui-même épousé la fille d’Herennius Rufin qui, indigné de voir la richesse de Pudentilla sortir de la famille, incita son gendre, ainsi qu’un frère cadet, Sicinius Pudens, encore tout jeune, et de leur oncle paternel, Sicinius Aemilianus, à se joindre à lui pour contester le mariage en l’accusant d’avoir usé de charmes et de sortilèges pour obtenir l’affection de Pudentilla.

L’affaire fut entendue à Sabratha vers 158. L’accusation elle-même semble avoir été ridicule, et Apulée plaida avec fougue sa propre cause devant le proconsul d’Afrique Claudius Maximus. Acquitté, il consigna sa plaidoirie dans un texte connu sous le nom d’Apologie ou De Magia (Discours sur la magie) dont le contenu nous est parvenu. De son temps, Apulée a été considéré comme un adepte de la magie, voire comme un thaumaturge. C’était surtout un homme doué d’une curiosité exceptionnelle dans tous les domaines, initié à plusieurs cultes orientaux (dont celui de la déesse Isis) et qui fut peut-être prêtre d’Esculape9. Selon saint Augustin, Il était sacerdos provinciæ Africæ (c’est-à-dire « prêtre de la province de Carthage »).

Il meurt vers 170 après J-C.

Œuvre

Apulée a écrit de nombreux ouvrages en latin, dans une langue jugée « précieuse », mais avec une expression claire. On peut distinguer les ouvrages « rhétoriques » (MétamorphosesApologie,Florides) et « philosophiques » (De Deo SocratisDe Platone et eius Dogmate et De Mundo). L’un d’eux, l’Apologie, est une œuvre de circonstance 10. Il a traduit du grec en latin une Introduction à l’arithmétique du néopythagoricien Nicomaque de Gerasa, mort en 196.

Parmi les ouvrages conservés, le plus connu est Les Métamorphoses, également connu sous le nom de L’Âne d’or : c’est le premier grand roman en prose de langue latine, en onze livres, et le seul qui ait été conservé intégralement. Le héros est transformé en âne à cause de sa curiosité pour la magie. On y trouve le conte d’Amour et Psyché et, à la fin, une glorification de la déesse Isis.

Les Florides (Florida) contiennent plusieurs de ses discours et conférences, sur des thèmes variés.

Apulée a par ailleurs rédigé plusieurs dizaines d’opuscules sur des thèmes aussi variés que la philosophie, la religion, la vulgarisation médicale ou encore les sciences. Une grande partie de ces textes sont perdus, mais ceux que nous possédons seraient les plus intéressants. Le De deo socratis (Sur le « démon » ou dieu de Socrate) est un exposé des doctrines platoniciennes concernant les dieux et les démons. Le De mundo (Sur le monde) adapte librement un traité cosmologique et métaphysique faussement attribué à Aristote.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apul%C3%A9e

 

Madaure

Ruines de Madaure

M’daourouch (en arabe : مداوروش ; Mdaourouch = Madauros) est une commune de la wilaya de Souk Ahras (Thagaste) en Algérie, est située à 50 km au sud de Souk Ahras. La ville et son agglomération compte environ 64750 habitants. Elle tient son nom de l’antique ville romano-numide Madauros dont les vestiges se situent à quelques kilomètres. Durant la période coloniale, son nom était Montesquieu.

Histoire de Madaure

Madaure, (en latin Madauros ou Madaura) d’où vient le nom de M’daourouch, une ville antique située à 50 km de Thagaste (Souk Ahras) au nord-est du pays dans les Aurès. Successivement berbère, romaine, vandale et byzantine. C’est sur le site d’une ancienne ville numide que la cité romaine de Madaure, fut fondée sous les Flaviens. Mentionnée dès le iiie siècle, elle ne survécut pas aux invasions arabes duviie siècle. On dit qu’elle fut détruite par ses propres habitants à l’instigation de Kahena, la « reine guerrière », elle fit aussi pratiquer lapolitique de la terre brûlée en vue de dissuader l’envahisseur de s’approprier les terres.

Peuplée de riches possédants, cette ville était célèbre par son université, l’une des premières – avec Carthage – du continent africain et le mécénat culturel de ses habitants. Ce qui attirait une foule composite d’hommes de lettres, de philosophes, de grammairiens, de mathématiciens et de rhétoriciens. C’est ainsi qu’Apulée, considéré comme l’auteur du premier roman (L’Âne d’or), y naquit vers 123. À l’époque romaine, Madaure était fréquentée par les étudiants surtout pour son université réputée pour sa spécialisation en philosophie. Parmi eux le philosophe et le théologien Saint Augustin appelé aussi “Augustin d’Hippone” qui y étudiait dès l’âge de 15 ans.

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%27daourouch

2 comments for “Apulée (Afulay) de Madaure ou l’homme qui faisait parler les pierres

  1. amazigh
    August 6, 2013 at 14:27

    Afulay doit bien avoir un sens ….Merci de nous dire ce que ce la signifie.

    Depuis l’arrivée l’islam le monde berbère est tombé dans les ténèbres abyssales; au profit de monde arabe fictif car inexistant dans la réalité.
    tout ce qui est amazigh est devenu arabe; y compris leur cheval de barbe devenu pur sang arabe qui était pourtant arrivaient en Tamazgha nord africaine en chameaux.
    L’espoir réside dans l’indépendance pour reconstruire sur du solide car l’Algérie de dupes arabo islamique ne fera que l’enterrer à jamais .

    Tamagha libre avec la Kabylie éternelle

  2. August 20, 2017 at 07:21

    Bonjour
    je ne sais pas pourquoi cette haine et cet acharnement contre tout ce qui est arabe? et un l’engouement pour tout ce qui est romain, byzantin etc……

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