PROGRAMME DE LA DEUXIEME FETE DE LA CITOYENNETE DE LA VILLE D’AKBOU EN HOMMAGE A MOHAMED HAROUN

 

 Proposé par Smail Medjeber

akbou

Le 07/11/204

09h 00 : Dépôt d’une gerbe de fleur  au cimetière du village Tifrit

10h 00 : Inauguration de la  stèle du feu Mohamed Haroun a la place Amirouche d’Akbou

11h 00 : Inauguration du bazar des associations (expositions, stands, Animations, projections de films, représentations sportives….)

 a  l‘école Ben Badis  et  Esplanade de la mairie d’Akbou

  • Lancement du concours de la meilleure association

14h00 – 17h00 :

1ère Conférence animée par Mr Madjid Kaddoum – militant et ami du défunt

Thème : de l’analyse métaphysique de l’existence absolue à la pensée mathématique.

2ème Conférence animée par Mr Brahim Tazaghart – militant berbère et directeur des éditions « TIRA »

Thème : HAROUN Mohamed, un pionnier visionnaire

– Témoignages sur feu HAROUN Mohamed

Le 08/11/204

09h00 –  13h00 : Visite des stands des expositions et animations des associations

10h 00 – 14h00 : Délibération et remise des prix à la meilleure association

17h 00 : Clôture de la 2ème édition de la fête de la citoyenneté de la ville d’Akbou

Qui est Mohamed Haroun?

haroun

Mohamed Haroun (1949 – 1996)

Mohamed Haroun, né le 13 avril 1949 à Tifrit, Akbou (Béjaia), mort le 22 mai 1996, est j’un des premiers militants pour la cause des Berbères en Algérie

Biographie

Haroun est né le 13 avril 1949 à Tifrit Bejaia. Fils du sergent Tahar tombé au champ d’honneur en 1958 et de Bessai Zahoua morte dans un accident de la circulation en voulant rendre visite à son fils emprisonné à Lambèse.
À 11 ans il a commencé ses études primaires dans un camp militaire français puis il a été admis à la pépinière des enfants de chouhada de bir lahrech à Setif. Sa brillance et son génie lui ont permis de faire 3 classes en une seule année, ensuite il a été orienté vers le collège d’enseignement technique d’El-Eulma où il fait 7 km à pied.
Au CNET De Sidi-Aich il a eu son CAP d’ajusteur avec la meilleure note. Au lycée technique de Dellys il a obtenu un brevet de maîtrise (Bm) et son bac technique en 1968, ce qui lui a permis de s’inscrire à la faculté centrale d’Alger, filière sciences exactes. Il étudiait aussi l’astronomie à l’observatoire de Bouzaréah. En parallèle il faisait de la recherche sur la langue amazigh. Un brillant parcours, des études prometteuses, son itinéraire était semé de subtilité, plein de contraintes, car il croisait souvent ce qu’il abhorrait, l’injustice, l’iniquité qui l’ont poussé à la révolte, les déceptions l’ont révolté.

Son combat

Il débute son combat (d’abord identitaire) en étant maitre d’internat au lycée de Dellys, où il essaie de sensibiliser les élèves sur la question des Berbères. Les coopérants (professeurs introduits de l’étranger) égyptiens se réunissent pour exiger son expulsion de l’établissement.
Plus tard, avec d’autres militants dont Smaïl Medjeber, il participe à la création des revues Itij (Le Soleil) et Taftilt (Eclat lumineux) en langue berbère. Les militants qui distribuent cette revue risquent de se faire arrêter par la Sécurité militaire (SM), mais ils ne baissent pas les bras puisque peu de temps après ils relancent « l’Organisation des Forces Berbères » ainsi que la revue Athmaten (Les Frères) liée à ce mouvement; dès lors, Haroun et ses compagnons radicalisent leur combat.
Le 3 janvier 1976, une bombe explose dans les locaux du journal El Moudjahid et une autre au tribunal militaire de Constantine ; ces deux bombes sont posées respectivement par Hocine Cheradi et Mohamed Haroun. Une troisième bombe devait cibler le tribunal militaire d’Oran, mais le poseur, Smaïl Medjeber, est interpellé par la Sécurité militaire (SM) avant de pouvoir accomplir sa mission

Arrestation

Haroun est arrêté le 5 janvier 1976 alors qu’il dinait au restaurant universitaire. Il est mis dans un véhicule banalisé et conduit jusqu’au niveau de l’Entreprise nationale de la télévision algérienne et est transféré dans un fourgon blindé et transporté jusqu’à un lieu inconnu pour y subir un interrogatoire musclé.
Il est présenté à la Cour de Sûreté de l’État de Médéa le 2 mars 1976, où il écope de la réclusion à perpétuité. À l’issue de ce procès, il est transféré dans la prison deTazoult Lambèse à Batna, où il passe 11 ans jusqu’au 5 mars 1987. Il racontera qu’il subit des tortures et l’isolement et que ses geôliers veulent le faire passer pour un anti-algérien et son père pour un harki. Il passe l’essentiel de son temps à étudier le français, l’arabe, l’espagnol, l’anglais et, secrètement, il continue ses recherches en linguistique berbère. Il écrit plusieurs poèmes dont Avrid n Tlelli (le chemin de la liberté) et Monsieur le Président que Lounès Matoub a repris en chanson.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Haroun

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