Meursault, contre-enquête: de l’absurde de Camus au ressentiment de Kamel Daoud

   Contrairement à Meursault, Haroun n’a pas eu le procès dont il rêvait pour expliquer son meurtre et surtout parler de son frère; un procès qui serait susceptible de le délivrer de son fardeau, du cadavre qu’il traîne depuis des années. Le procès ne faisait pas partie du scénario de la malédiction… 

maursault

   

Peut-on parler de l’absurde sans le détruire?

   La question simple et importante à laquelle  nous prétendons essayer de répondre dans cet article concernant le roman de Kamel Daoud est la suivante : peut-on parler de l’absurde sans le détruire?

   Il nous semble que c’est une tâche impossible à réaliser pour des raisons que nous expliquerons. Nous analyserons dans cet article  le roman Meursault : contre-enquête de Kamel Daoud d’un point de vue philosophique qui s’inspire de la définition qu’Albert Camus (1913-1960) a donnée à l’absurde dans Le mythe de Sisyphe, Essai sur l’absurde, autrement dit des idées philosophiques sur l’existence humaine qui sont loin de la problématique Occident-Orient, dominant-dominé, colonisateur-colonisé et France-Algérie qui fait, à notre sens, le jeu des postures idéologiques au détriment de la condition humaine. Nous essayons de faire une lecture du texte de Daoud en restant au niveau des problématiques liées à la condition humaine.

   Camus a commencé son livre par un événement absurde, mais une certitude, la mort de la mère en l’occurrence : « aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas »[1]. L’annonce de cette mort implique un détachement, une méconnaissance, une distance et surtout une froideur. Cette annonce ne dissipe pas tous les doutes, tant s’en faut, le télégramme qui l’informe de cette mauvaise nouvelle est avare de mots; il ne dit pas tout, il ne précise pas quand la mère est décédée; est-ce hier ou aujourd’hui? Mais la chose importe pour Meursault : « Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier »[2]. L’essentiel pour lui est qu’elle est morte. Le télégramme lui a annoncé la mort de sa mère comme suit : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. »[3]. Son destinateur rapporte trois événements qu’il a pensés importants de transmettre au destinataire. Chaque événement est distinct de l’autre. C’est au destinataire de construire le lien s’il en trouve un bien évidemment. Pratiquement, l’auteur de L’Étranger a choisi le style du télégramme pour rapporter les événements qui constituent l’histoire de L’Étranger comme s’il a peur de payer, à l’instar de l’auteur du télégramme,  pour des mots inutiles et surtout pour des mots qui pervertissent la réalité et en rajoutent une couche.

Albert Camus, l’écrivain et philosophe de l’absurde

   Pourtant, Kamel Daoud, en homme prodigue, lui, commence son histoire par un non-événement, à savoir le contraire de la mort, la vie en l’occurrence : « Aujourd’hui, écrit-il, M’ma est encore vivante»[4]; un encore le moins que nous puissions dire de l’habitude et de la lassitude des humains qui vivent la vie, mais aussi de la finitude inéluctable de la vie à laquelle personne n’est en mesure  d’ échapper. La mort marque la finitude de la vie humaine et s’oppose au désir d’éternité  dissimulant le plaisir de l’instant. De plus, cette information, qui n’en est pas une en vérité, implique une proximité, une connaissance et une intimité entre la mère et le narrateur, qui peuvent être racontées dans un récit unique. C’est dans ce sens qu’Haroun et M’ma sont  deux personnages principaux de l’histoire post-mortem de l’Arabe de L’Étranger. Leurs vies sont mêlées depuis la disparition  de Moussa.  Le fait qu’il n’a pas d’informations contraires lui annonçant la mort de sa mère comme fut le cas pour Meursault de L’Étranger, Haroun, le frère de l’Arabe,  sait pertinemment que sa mère ne peut être que vivante. L’adage populaire dit « pas de nouvelles bonnes nouvelles».

   Épicure (-342 à -270) disait dans sa Lettre à Ménécée pour démontrer l’absurdité de la peur de la mort  « tant que nous sommes, la mort n’est pas là, et une fois que la mort est là, alors nous ne sommes plus ». Chez ce philosophe du plaisir rationnel, l’absurdité ne doit pas résister à la rationalité si nous voulons vivre heureux.  Daoud semble croire, à notre avis, à cette façon de voir la vie et son livre Meursault, contre-enquête est guidé par cette idée qui se manifeste dans son livre par l’envie d’expliquer et de donner du sens aux actes et à la réflexion de Haroun. 

De la mort absurde à la mort vengeresse! 

    Si l’on admet que l’absurdité comme Camus l’a définie dans Sisyphe est née d’une comparaison[5], c’est-à-dire « le sentiment de l’absurdité ne naît pas du simple examen d’un fait ou d’une impression, mais qu’il jaillit de la comparaison entre un état de fait et une certaine réalité, entre une action et le monde qui la dépasse »[6], nous pouvons dire que l’histoire de Haroun dans le livre Meursault contre-enquête exprime plus un désir du sens et une quête de vérité qu’un sentiment de l’absurdité fondée sur une comparaison entre un vécu tourmenté, changeant et pris dans la contingence d’un « je » narrateur, et l’histoire que le narrateur de L’Étranger a figée à jamais par des mots, incapables, selon Bergson,  d’exprimer l’immédiateté de la chose et du réel. Et cela par conséquent est facile à saisir par les catégories de la raison et le rendre intelligible. En fait, l’absurdité de l’existence ne commande pas la conduite d’Haroun, ce qui la commande est l’absurdité de L’Étranger; il s’agit donc d’une existence discursive, voire fictive. Haroun est poussé à quitter la condition humaine incompréhensible que ce livre lui décrit et l’enchaîne par la même occasion. Sans doute, un sentiment émerge-t-il de cette comparaison et pénètre l’esprit de Haroun, et ce n’est pas le sentiment d’absurdité. Cette comparaison fait d’un côté de l’univers du livre de Camus une réalité et une action et de l’autre, elle fait du vécu de Haroun, de son monde et de son statut du frère de l’Arabe assassiné dans le livre de Camus dont il peine à se débarrasser, un univers qui dépasse celui de L’Étranger. Mais le narrateur du livre de Kamel Daoud est incapable de faire jaillir l’absurde de la confrontation des deux univers, le seul sentiment qu’il a réussi à faire naître, à notre sens, est un ressentiment qui explique, donne du sens et justifie l’assassinat d’un Français, un roumi, un inconnu avec un nom, Joseph en l’occurrence, un gros, un blanc, bref, un deuxième mort, un autre cadavre qui s’ajoute à sa conscience qui souffre parce qu’elle n’arrive pas à comprendre la disparition de Moussa son frère.

   Le sentiment d’absurdité, selon Camus, est le « divorce entre l’homme et sa vie, l’acteur et son décor»[7]. En somme,  l’absurde dont parle Camus dans Sisyphe et mis en scène dans L’Étranger, « est essentiellement un divorce. Il n’est ni dans l’un ni dans l’autre des éléments comparés. Il naît de leur confrontation »[8]. Or pour Haroun et tous ce qui ont lu L’Étranger, l’absurde est dans ce livre.

     Certes, après l’assassinat du Français, Haroun traîne avec lui « un nouveau cadavre », « celui d’un inconnu »[9], mais il reste que pour lui cet acte « ce n’est pas un assassinat, mais une restitution »[10], donc quelque chose qui est loin d’être absurde, c’est un acte qui a un sens. Un acte qui le délivre lui et sa mère du cauchemar qui hantait leur vie depuis la mort de Moussa. En fait, ce nouveau meurtre « c’était l’occasion d’en finir avec lui, de l’enterrer dignement»[11] . C’est comme si en tuant ce Français, Haroun et sa mère tuent Meursault.  Paradoxalement, ce meurtre a allégé et libéré son propre corps du fardeau de venger son frère[12]. Par ailleurs, le contexte de la guerre de libération est suffisant pour lui servir d’alibi[13]. Son crime a un sens malgré lui parce que «ce n’est pas une banale histoire de pardon ou de vengeance, c’est une malédiction, un piège»[14]. C’est un malheur auquel Haroun était destiné. Or dans L’Étranger, le destin Meursault lui appartient. Haroun nous raconte une histoire qui ne pouvait finir autrement que par la vengeance d’un meurtre. Une histoire qui commence par un meurtre, qui n’en est pas un, dans un sens; il se déroule  dans un livre, et finit par un vrai meurtre dans la vraie vie. Il raconte une histoire qui avait un sens avant de commencer à exister. Elle est  écrite par un quelque dieu pour ainsi dire; elle dépasse Meursault, il n’en est presque pas l’auteur. Mais, contrairement à Meursault, Haroun n’a pas eu le procès dont il rêvait pour expliquer son meurtre et surtout parler de son frère; un procès qui serait susceptible de le délivrer de son fardeau, du cadavre qu’il traîne depuis des années[15]. Le procès ne faisait pas partie du scénario de la malédiction, rien n’a été écrit dans ce sens. Même les Moudjahidines, les représentants de la nouvelle autorité politique et morale avaient déjà une explication avant de connaître les détails du meurtre. Leur récit en impose une explication, une justification, voire une certaine légitimité. Ils n’avaient pas besoin de connaître les détails du  crime que Haroun a commis, leur grand récit national  ne s’intéresse pas au micro-récit rapportant la vie de certaines personnes.   

Haroun ou le frère qui justifie son existence par le frère assassiné

     S’il y a une absurdité dans le récit de Daoud, elle n’est pas de la même nature que celle dans laquelle Camus a noyé son héros, elle ne se situe pas au même niveau que son récit; car elle n’est pas née d’un divorce entre les deux mondes que le narrateur de Kamel Daoud compare. L’absurdité habite et hante l’univers discursif de L’Étranger seulement. Sans doute, est-elle engendrée par l’interaction d’un «je» avec le monde qui l’entoure, mais Camus, l’auteur de L’Étranger, lui a donné une existence objective indépendamment de ce que Haroun, le narrateur de Meursault-contre enquête, peut ressentir. En fait, elle n’est pas une conséquence d’interaction phénoménologique entre un sujet, une conscience intentionnelle et son objet. Cependant, l’interaction de Haroun avec l’absurdité a donné naissance au ressentiment et à la soif de justice, bref à une envie de réparation. Certes, Haroun a tué le français, le blanc dans des conditions obscures qui peuvent renforcer la thèse d’un accident, mais tout ce qui a succédé à cette action est prémédité, construit et bien réfléchi. Ce qui fait que cet assassinat ne constitue pas un événement qui s’est produit comme ça au milieu d’un flux de faits sans relations visibles et objectives. Au juste, Haroun a tué Joseph « parce qu’il fallait faire contrepoids à l’absurde»[16] caractérisant en fait la situation qu’il partage avec sa mère. C’est dans ce sens qu’il n’hésite pas à dire que sa mère « mentait, non par volonté de tromper, mais pour corriger le réel et atténuer l’absurde qui frappait son monde et le mien »[17]. Lui aussi reconstitue et structure l’histoire de la mort de son frère assassiné pour atténuer l’absurde qui frappe l’univers de L’Étranger.

   En fait, Haroun n’a pas oublié de donner un nom à sa victime. Il ne l’a pas privé d’un nom sciemment, il a fait cela pour l’empêcher du droit à un récit de restitution, et ce, contrairement au narrateur de L’Étranger qui a laissé cette possibilité ouverte. Le narrateur de L’Étranger a dissimulé le corps de sa victime sous des silences qui ont fait de Moussa l’Arabe un être insignifiant et probablement qui n’a jamais existé, comme semble penser Haroun désespérément. Car il est difficile de prouver à autrui l’existence d’un être sans nom et sans corps, et surtout de lui réclamer un statut dans la société,  une reconnaissance et faire éventuellement de lui un martyr. C’est dans ce sens que Meursault de L’Étranger est, pour Haroun, un Merssoul, c’est-à-dire un Envoyé ou un Messager[18]. En privant L’Arabe d’une identité et d’une existence historique, il donne la possibilité à son frère Haroun de se faire un nom et surtout un récit qui donneront du sens non seulement à l’existence de Moussa, mais à la sienne aussi. Bref, Haroun sans Moussa n’aurait  pas existé.

   Le monde de Haroun est sensé, les événements qui meublent sa vie s’enchaînent et s’articulent pour dépasser l’absurde de L’Étranger et atteindre enfin la quiétude que le sens et l’explication raisonnable procurent. Le héros de Daoud a une horreur manifeste de l’absurde; il veut remplacer un récit qui rapporte l’absurdité de la condition humaine par un métarécit qui se révolte contre cette absurdité. Mais, comme dit Sartre:«L’Étranger est un feuillet de sa vie. Et comme la vie la plus absurde doit être la vie la plus stérile, son roman veut être d’une stérilité magnifique. L’art est une générosité inutile»[19]. Par contre, le livre de Daoud est un récit qui explique et qui est de surcroît clair. En fait, L’Étranger de Camus est un roman qui renonce à la logique du récit et à sa linéarité. Il se veut délibérément ambigu, et ce, en rapportant les faits tels qu’ils sont, c’est-à-dire bruts et sans aucune relation intelligible. Sartre disait à ce propos: «Le roman demeurait assez ambigu : comment fallait-il comprendre ce personnage, qui, au lendemain de la mort de sa mère, «prenait des bains, commençait une liaison irrégulière et allait rire devant un film comique», qui tuait un Arabe «à cause du soleil» et qui, la veille de son exécution capitale, affirmant qu’il «avait été heureux et qu’il l’était encore», souhaitait beaucoup de spectateurs autour de l’échafaud pour «l’accueillir avec des cris de haine de haine » ? Les uns disaient : «c’est un niais, un pauvre type» ; mieux inspirés : «c’est un innocent». Encore qu’il faille comprendre le sens de cette innocence»[20].

     La vie de Meursault est une suite d’action sans lien qui peut imposer un sens. Mais le lecteur de Meursault, contre-enquête est prêt à comprendre le crime d’Haroun et de sa mère et leur pardonner, même si cet acte abject puise sa légitimité dans une fiction, dans un univers discursif.

     En effet, c’est le livre de Camus qui a omis de citer le nom de son frère qui est absurde et non pas le monde de Haroun. Dans L’Étranger : «Le mot «Arabe» est cité vingt-cinq fois et pas un seul prénom, pas une seule fois»[21]. Cela est pour Haroun inconcevable, inacceptable, voire injuste. C’est une erreur qu’il faut corriger pour mettre fin à l’ambiguïté de Meursault et dissoudre l’absurde dans une intrigue d’un autre récit qui prendra soin de substituer l’ordre causal à l’ordre chronologique afin de mettre fin à la contingence du monde réel et enfin de donner sens à la succession d’actions et d’événements dans le temps. 

   En dehors de l’univers de L’Étranger, Haroun est un étranger. Daoud l’a introduit dans l’histoire de ce livre seulement pour mettre fin à l’absurdité. Parce que Daoud connaît la fin de l’histoire de l’Étranger et celle de Haroun, c’est-à-dire le dernier événement; il a succombé à la facilité de la vision téléologique pour écrire son récit. Ce n’est pas par hasard qu’il a choisi de raconter l’histoire de Haroun en commençant par la fin. Il dit à ce sujet: «ce n’est pas une histoire normale. C’est une histoire prise par la fin et qui remonte vers son début»[22]. Enfin, le narrateur de Daoud est perdu entre deux mondes, le sien et celui que le narrateur de L’Étranger a créé.

Kamel Daoud

Kamel Daoud

     Il y a lieu de signaler que quelquefois l’absurdité jaillit dans le livre de Daoud, à cause du rapport d’Haroun à son vrai monde, mais elle ne s’accapare pas de la totalité du récit,  elle émerge seulement lorsque le narrateur est hors sujet et parle de son vrai monde. Par exemple lorsqu’il dit : « étrange histoire tout de même. C’est ton héros qui tue, c’est moi qui éprouve de la culpabilité, c’est moi qui suis condamné à l’errance …»[23], ou lorsqu’il parle du cimetière et de la tombe où son frère est enterré; il dit: « c’est dans cet endroit que je me suis éveillé à la vie, crois-moi. C’est là que j’ai pris conscience que j’avais droit au feu de ma présence au monde- oui, que j’y avais droit!- malgré l’absurdité de ma condition qui consistait à pousser un cadavre vers le sommet du mont avant qu’il ne dégringole à nouveau, et cela sans fin»[24]. Une manière de dire que dans de tels moments nous ressentons un certain sentiment d’absurdité, mais la logique du récit le rappelle à l’ordre, car le récit du livre de Daoud est construit non pas pour nous parler de la réalité de Haroun, c’est-à-dire de son rapport au monde, par conséquent de l’absurdité qui l’accompagne dans la vie, mais d’une fiction qui tire sa légitimité d’un livre, des mots et des phrases. Autrement dit, le livre de Daoud parle du rapport de Haroun au livre de Camus. L’absurde s’est perdu, voire dissout dans le mouvement du va-et-vient entre les deux récits et dans le dialogue entre Haroun et l’universitaire qui l’écoute et tout lecteur qui a eu le malheur ou le bonheur de lire l’Étranger. Haroun ne veut pas admettre que l’assassinat de son frère est un simple accident de la vie de Meursault. Pour celui-ci, l’Arabe qu’il a tué n’est ni plus important ni moins important que les personnes qu’il a rencontrées dans sa vie.  Le crime qu’il a commis est loin de donner un sens à sa vie même si sa condamnation à mort n’en est pas étrangère. Il y a eu assassinat parce qu’un jour ils se sont rencontrés au mauvais moment et au mauvais  endroit. Il n’y a aucun lien entre eux auparavant à part le fait qu’ils partagent la même condition humaine dans ce monde. En fait, les deux sont victimes de l’absurdité de la condition humaine.

     En guise de conclusion nous pouvons dire que Daoud a triché et a joué l’esquive au lieu de faire plonger le lecteur dans l’absurde de la condition humaine que son héros vit; il lui a proposé une autre réalité qui n’en est pas une; une réalité artificielle et par-dessus tout sublimée dans le but d’en tirer le maximum d’éléments pour donner du sens à sa vie.

Par Ali Kaidi (docteur en philosophie) 

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[1] Albert Camus, L’étranger, Roman, Paris : Les Éditions Gallimard, 1942, 172 pp. NRF. Impression : 1950, p.9
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, Alger : Édition barzakh, 2013, p.13
[5]  Albert Camus , LE MYTHE DE SISYPHE. Essai sur l’absurde, Paris : Les Éditions Gallimard, 1942, 189 pp, Collection : Les essais, XII. Édition augmentée, 69édition, 1942, p.33
[6] Ibid.
[7] Ibid., p.14
[8] Ibid., p33
[9] Kamel Daoud, op.cit., p.109
[10] Ibid., 105
[11] Ibid., p115
[12] Ibid., p.107
[13] Ibid.
[14] Ibid.p.123
[15]Ibid.
[16] Ibid., p.164
[17] Ibid., p. 55.
[18]Ibid., p.191
[19] Jean-Paul SARTRE, « Explication de L’Étranger », in Situations I, 1947, p.
[20]Ibid., p.
[21] Kamel Daoud, op.cit., pp 162,163
[22] Ibid., p.14
[23] Ibid., p.67
[24] Ibid.,p.68

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