Algérie ottomane ou Régence d’Alger (1515-1830)

ottomane

Régence d’Alger 1515 – 1830

La régence d’Alger (en arabe : Al Jazâ’ir) est une ancienne entité étatique d’Afrique du Nord dont l’existence, de 1515 à 1830, a précédé la conquête de l’Algérie par la France. Située entre la régence de Tunis à l’est et l’Empire chérifien, à partir de 1553, à l’ouest (et les possessions espagnoles et portugaises d’Afrique du Nord), la Régence s’étendait à l’origine dans des limites allant de La Calle à l’est aux Trara à l’ouest et d’Alger à Biskra, et s’est ensuite déployée jusqu’aux actuelles frontières est et ouest de l’Algérie.

La Régence, gouvernée par des pachas, des aghas et des deys, était formée par plusieurs beyliks qui étaient sous l’autorité des beys : Alger, Constantine à l’est, Médéa dans le Titteri et Mazouna, puis Mascara et Oran à l’ouest. Chaque beylik était divisé en outan (cantons) avec à leur tête des caïds relevant directement du bey. Pour administrer l’intérieur du pays, l’administration s’appuiyait sur les tribus dites « makhzen ». Ces tribus étaient chargées d’assurer l’ordre et de lever l’impôt sur les régions tributaires du pays. C’est par ce système que, durant trois siècles, l’État d’Alger a étendu son autorité sur le Nord de l’Algérie. Cependant, plusieurs régions du pays ont bravé de manière régulière l’autorité des beys, menant à des révoltes et sultanats.

L’espace politique du Maghreb central au xive et xve siècles

À partir de la seconde moitié du xive siècle, le Maghreb connait une décadence. Au Maghreb central, le royaume zianide (capitale : Tlemcen) s’affaiblit du fait de querelles familiales et se fragmente : les émirs installés à Oran et Ténès luttent contre les souverains de Tlemcen. À l’est, Bougie et Constantine deviennent indépendants du pouvoir central de Tunis, les ports forment de petites républiques : Alger, Bône, Jijel, Dellys, etc.. Sur les Hauts plateaux et dans le Sud, les confédérations tribales sont indépendantes de tout pouvoir central et des principautés indépendantes se constituent en Kabylie. Sur le plan socio-économique, le commerce s’arrête, la vie urbaine recule et l’agriculture connait une régression.

Après la disparition du royaume de Grenade en 1492, l’Espagne se trouve renforcée économiquement et militairement. Tout en se lançant dans la colonisation en Amérique, les Espagnols s’emparent de plusieurs ports du littoral algérien et obligent les villes de Ténès, Mostaganem et Cherchell à payer tribut. Les populations sont mécontentes de leurs chefs incapables de les défendre, des mouvements soufis émergent et leurs chefs qui deviennent de plus en plus influents aideront plus tard les frères Barberousse et les ottomans à s’installer dans la région.

Le cardinal Ximenès, primat d’Espagne, veut porter la Croisade au cœur des petits États barbaresques. Les Espagnols annexent plusieurs villes côtières : Mers El Kébir en 1505,Oran en 1509 et Bougie (Béjaïa) en 1510

L’aristocratie marchande d’Alger va décider, vers 1516, de faire appel aux frères Barberousse pour stopper cette expansion.

Alger (El Djazaïr) est au début du xvie siècle un petit port peuplé d’environ 20 000 habitants ; sa population s’est fortement accrue avec l’arrivée des Juifs et des Maures expulsés d’Andalousie à la suite de la chute de Grenade. Elle devient une « petite république municipale », et deviendra par la suite le centre d’un nouvel État.

Au début du xvie siècle, l’oligarchie citadine commerçante d’Alger, désigne le chef de la tribu arabe des Tha’alibi, Salim at-Toumi émir de la ville et sera favorable à un compromis avec les Espagnols. En 1510, les Espagnols construisent sur un des îlots face à Alger, une forteresse, le Peñon, qui menace la ville. Alger, qui n’a ni l’armée, ni l’artillerie suffisante pour affronter l’armée espagnole, commence à prendre crainte. Les habitants d’Alger, séduits par la protection dont bénéficiaient les habitants de Jijel et excités par les anciennes antipathies des monarchistes, font appel aux frères Barberousse, mercenaires albanais originaires de l’île de Mytilène, qui écument alors la Méditerranée et les côtes espagnoles au secours des populations musulmanes victimes de la Reconquista espagnole.

L’histoire de la régence d’Alger s’organise en quatre grandes périodes historiques :

  • Les frères Barberouse sont à l’origine de la Régence gouvernée par des beylerbeys (1516-1587) sous l’autorité de la Sublime Porte ;

  • La Règence est gouvernée par des pachas (1587-1659), désignés par le sultan de Constantinople ;

  • La Régence se dégage de l’autorité de l’Empire ottoman sous l’autorité des aghas (1659-1671) ;

  • La Régence est gouvernée par des deys (1671-1830) jusqu’à la conquête de l’Algérie par la France.

Les frères Barberousse (1516-1518)

Arudj Barberousse s’installe d’abord à Jijel ; il prend Alger en 1516 à la tête de 1 300 turcs et d’une flotte de 16 galiotes. Il devient maître de la ville après avoir fait assassiner l’émir Salim at-Toumi qui avait intrigué avec les Espagnols et sa tribu pour se débarrasser des corsaires. Il repousse d’Alger une expédition espagnole. Il organise l’administration de la ville dont il renforce le système de défense en construisant des fortifications. Il conquiert tout l’arrière-pays et l’Ouest algérien : la Mitidja, le Chélif, le Titteri, le Dahra, l’Ouarsenis et par la suite le royaume de Tlemcen. En 1518, au retour d’une expédition contre le souverain zianide Abou Hammou, il est tué à Rio Salado (El Malah), défait par les Espagnols. 

L’adhésion à l’Empire ottoman (1519)

Kheireddine Barberousse est proclamé « sultan d’Alger »; entre la fin octobre et le début novembre 1519, une assemblée composée de notables algérois et d’oulémas charge une délégation de soumettre au sultan ottoman Soliman le Magnifique, une proposition de rattachement de l’Algérie à l’Empire Ottoman. En effet, à la suite de la tentative de l’Empire espagnol de prendre Alger en 1518, Kheireddine Barberousse prend conscience de la nécessite de s’appuyer sur l’aide ottomane. La délégation se charge de faire comprendre l’importance stratégique d’Alger en Méditerranée occidentale au sultan ottoman et de reconnaître sa suzeraineté. Kheireddine Barberousse est alors nommé beylerbey. Le rôle important de la flotte de la régence dans les campagnes maritimes ottomanes et cette adhésion volontaire donnent un caractère particulier aux relations entrer Alger et Istanbul. La régence est alors considérée non comme une simple province mais un « État d’Empire »

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gence_d%27Alger#Relation_am.C3.A9ricano-alg.C3.A9rienne

3 comments for “Algérie ottomane ou Régence d’Alger (1515-1830)

  1. MAYA
    January 9, 2016 at 16:25

    Alger (El Djazaïr) est au début du xvie siècle un petit port peuplé d’environ 20 000 habitants ; sa population s’est fortement accrue avec l’arrivée des Juifs
    et des Maures expulsés d’Andalousie à la suite de la chute de Grenade.
    Les juifs et les arabes sont des créations occidentales après la chute de l’empire ottoman avec le ^partage du monde et la états nations… pour dissoudre les autochtones après leurs arabisation et l’alénation dont on nommera les arabes.Il n’a jamais existé auparavant de peuple arabe dont personne par ailleurs ne peut démontrer de manière historique avec des éléments probants en dehors des écrits farfelus et des mystifications des fossoyeurs.L’arnaque n’est basée que sur des récits religieux les rattachant à l’islam qui de surcroît est une création des chrétiens orthodoxes africains. Les arabes imaginaires SONT L’ŒUVRE DE L’ANGLETERRE DE LA FRANCE à partir du 19:20 siècle.Ce qui est étonnant c’est personne ne cherche à comprendre comment on développé l’imposture facile à abattre pour peu que l’on s’interroge sur les auteurs et l’origines des lois es sarrasin devenus l’islam et la grammaire ALFIYA syriaque de zwawa devenus de l’arabe par la volonté des fossoyeurs de l’église et des états car les supercherie en commencé il y longtemps pour se succéder à ce que nous croyant savoir être une vérité.Heureusement il y a des moyens pour comprendre l’imposture.En dépouillant méticuleusement l’histoire avec l’aide de tamazight la langue punique on comprend aisément la supercherie.Ces gens qu’on appelle des arabes ne sont que des islamisés et arabisé autochtones. Avant l’arabisation comme par exemple durant les siècles ottoman point d’arabes mais des sarrasins écrivant et parlant le syriaque avec comme fonds communs tamazight puisque les grammairiens étaient des numides nord africains .il fa fallu plus de 200 ans pour créer l’écriture et la langue syriaque avec les lois des sarrasins (l’islam avant l’heure)et ce n’est que là que à commencé le mensonges de prophète et de l’histoire des juifs en Arabie et l’histoire d’une tribu de koreiches sans ancêtres car personne ne les connaît..
    Les numides qui ont inventé ce que l’on appelle l’arabe….voici les noms
    https://books.google.fr/books?id=XjVbAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=inauthor:%22Mu%E1%B8%A5ammad+ibn+%CA%BBAbd+All%C4%81h+Ibn+M%C4%81lik%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi14r_OxqfJAhVBHBQKHSOGA8sQ6AEIIzAB#v=onepage&q&f=false

    comment fut inventé le peuple juif
    https://www.google.fr/search?q=VIDEO+ON+INVENT2E+LS+JUIFS&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=HgOQVs2AMsiHaJTtj8gP
    Les hébreux et sarrasins d’Afrique ne sont pas des juifs
    https://www.youtube.com/watch?v=RsRYVW3vRi4

  2. wahrani
    February 23, 2017 at 12:49

    La majorité des kabyles sont des Turcs ottomanes musulmans berberises, le mot “Ait” est turc qui veux dire “relatif a” le mot – Tizi – est Turc aussi et qui veut dire ( aigu ), ainsi que les prénoms , mouloud , arezki , mourad , chaabane …..etc….
    les Kabyles sont Victimes de L’histoire ecrite par les francais, lisez bien votre histoire mes freres vous etes des Algeriens musulmans, ils vous utilisent pour des fins politiques ni plus ni moins, les tribus des ait yenni, ait nemdil a bei ksila , les zitounis et beaucoups d’autres sont tous des turcs ottomanes , les vetements traditonnemls que portent les femmes kabyles sont a l’origine des vetements turcs . la robe kabyle est originaire de Turquie ,se sont les nomades turcs Chepni qui l ont ramener en Algerie pendant l époque Ottomane ,la vraie robe kabyle est un morceau tissu de laine cousu comme un sac , troué sur les cotes et au milieu ….., regardez ce lien

    Chepni people – Wikipedia, the free encyclopedia

    • Massinissa
      February 26, 2017 at 00:44

      Vous étiez des traitres et des faibles. Vous le resterez.
      Tu aurais pu apprendre un peu ta vraie langue Tamazight pour connaître la signification du mot Tizi , Ath, etc et qu’en turc ça s’appelle pas du tout comme ca. Mais ça ne m’étonné pas venant d’un écervelé comme tes semblables, tu préfère faire plaisir à tes maîtres enturbannes du proche et moyen orient , espèce d’esclave. Va !

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