La malédiction du troisième mandat

 

constitution

Algérie: vers le projet de réforme d’ une constitution qu’ on ne respecte pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut dire qu’un gouvernement est parvenu à son dernier degré de corruption quand il n’a plus d’autre nerf que l’argent.

Jean J Rousseau 

 

Jurer sur le Coran de respecter la constitution et de finir par la violer pour rester au pouvoir, c’est faire preuve d’une soif de pouvoir plus forte que le respect  qu’on doit à son peuple, plus forte que l’amour et la crainte dévoués à son Dieu. Une nation dirigée par un président qui s’engage devant Dieu et les hommes à respecter son engagement, et qui ne le respecte pas, est une nation qui  vit sous le blasphème. En ayant la farouche décision d’accepter de prendre en main une Algérie dans son état le plus chaotique et en prêtant serment qu’il allait respecter la constitution, Dieu l’a gratifié d’une hausse du baril de 9 à 170 dollars. En la violant par le troisième mandat et en usant de cet argent tombé du ciel pour transformer son régne en une véritable machine à fabriquer des corrompus et des larbins de toute sorte à la barbe du génie populaire, ce même baril a dès lors entamé sa descente probablement jusqu’à 9 dollars, par la loi de la symétrie divine qui se réserve le droit de nous retirer, en cas de déraillement, ce qu’il nous a donné pour que soit respecté la loi des échanges énergétiques  connue des astrophysiciens sous le nom de la règle de l’univers qui se corrige de lui-même (the universe correcting itself).

Le mythe religieux rapporte que pour avoir violé le serment avec le Seigneur, l’Egypte prospère  des pharaons a été frappée de 10 plaies pour l’entêtement de ses dirigeants à refuser de libérer le peuple hébreu retenu en esclavage. Et si on remarque le sort de ces dictatures qui refusent de céder leur pouvoir à leurs peuples, on se retrouve en conformité avec  la morale religieuse. Ces dictateurs bornés et de faible vision, restreignent  leurs peuples à leur niveau pour mieux les contrôler. Une pensée qui dépasse est contenue dans une tête à couper.

Tout tourne autour d’un noyau en forme de chaise de façon morose et monotone, les seules oscillations que le système peut produire lui viennent du dictateur qui tremble à la seule idée de se faire éjecter. La société se trouve ainsi standardisée, la seule énergie qui lui est autorisée de produire est celle qui rassure et élève le dictateur. Tout le reste, tel un magma, s’endort dans le cerveau du citoyen sous forme de bruit de fond. Le jour où cette énergie prisonnière du système se réveillera, elle éjectera et le dictateur et le système qu’il s’est construit, avec une force proportionnelle à l’etouffement exercé sur elle.

Ainsi les peuples, tel le peuple hébreu. se libèreront, de leur soif de liberté, s’égareront et, les dictateurs, tels les pharaons, disparaitront. La traversée du désert de ces peuples dépend en temps et en relief, de la qualité des guides qu’ils se choisiront.A bâtons rompus de l’histoire, des peuples se font et se défont. A bâton corrompu d’un Boutef, ils entament leur traversée du desert, à bâton tendu d’un Moïse, ils s’en sortiront.

Cette main posée sur le livre pour annoncer devant Dieu et les hommes le respect en toute lumière de la constitution a été déportée via le troisième mandat engendré par une  soif de pouvoir ultraviolette,  loin de toute transparence, dans le domaine de l’invisible où prospèrent les mutants violeurs de leurs propres principes aux dépens des éléments nobles. Ces mutants sont incapables de créer du pouvoir mais sont utilisés par le pouvoir en place pour remplir les cases vides dans  le tableau alchimique de ses éléments. Dans l’alchimie des pouvoirs, ils sautent d’une orbitale à une autre en absorbant des photons budgétaires pour porter loin des noyaux,  à la barbe de Dieu et du peuple le message de légitimité du viol de la constitution.

Ce pacte rompu avec Dieu a créé des cavaliers de l’apocalypse que des peuples enfantent au périgée de leur culture, lors du passage de la nébuleuse corruption à l’apogée de sa flamme. Ces excréments du dark power s’y plaisent tellement bien dans leur lâcheté qu’ils n’en doutent même pas, ils portent dans leur grandeur le déclin de tout un peuple. Dans le destin cosmique d’une nation ils sont issus des astres qui engloutissent la lumière et qu’on appelle en astronomie les trous noirs. Leur intérêt est principal, ils sont prêts à tourner le pays dans le sens anticonstitutionnel pour placer leur ego au centre des intérêts du pays. S’ils sont bien, le pays se porte bien, s’ils sont mal le pays se porte mal, le sentiment populaire et les réalités nationales leur importent peu ou pas, ainsi va leur logique, et ils ont de l’énergie pour pousser le chariot national dans la direction de leurs seuls intérêts.

Le pays qui paye Khalida l’enseignante l’équivalent de 35 euros  par mois avait à faire à une Khalida révoltée contre le bourrage des urnes,  le même pays qui permet à la même  Khalida rendue ministre de rouler sur des milliards obtient une Khalida qui défend bec et ongles  le viol de la constitution pour assurer à son président parachuteur en dépit de la promesse faite au peuple et à Dieu, une présidence à vie.

Rachid C

1 comment for “La malédiction du troisième mandat

  1. Anonymous
    January 28, 2016 at 05:05

    En politique chaque homme / femme a son prix. Et, tout flatteur (se) vit au depend de celui qui l’ecoute.

    Khalida Messaoudi, l’Algerienne debout, est exemple frappant. En Italie, quand elle a reçu un prix (je ne me souviens pas du nom), elle a accordé un interview à un journaliste japonais. J’en garde en memoir la phrase suivante (qui m’a beaucoup choqué d’ailleurs): “Les berberes sont les plus integristes”. On est bien trahi que par les siens. Dieu pardonnez lui, elle ne sait pas ce qu’elle faisait ni ce qu’elle fait.

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