États-Unis. Les scientifiques assommés par la victoire de Trump

Choc et incrédulité parmi les chercheurs américains, qui craignent de voir les financements de la recherche s’effondrer, en particulier dans le domaine de la lutte contre le changement climatique.

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“Trump sera le premier président antiscience que les États-Unis aient jamais eu”, déclare à Nature le directeur des affaires publiques de la Société américaine de physique, Michael Lubell. Selon lui, les conséquences seront “très, très sévères”. Et il n’est pas le seul, depuis l’annonce des résultats, à s’inquiéter du sort réservé à la recherche dans le pays.

Certains songent à retourner en Europe ou au Canada, leur région d’origine.
C’est le cas par exemple de ces chercheurs qui ont réagi sur Twitter, à la demande de Nature :  

“Alors qu’il a donné peu de détails sur les politiques [qu’il compte mener] en matière de recherche biomédicale, Trump a indiqué l’année dernière qu’il avait entendu ‘des choses terribles’ sur les instituts américains de santé ; il a aussi tourné en dérision la Nasa, qualifiant l’agence spatiale américaine de service de logistique pour les activités en orbite terrestre basse et précisé qu’il comptait étendre la part du commercial dans le programme spatial américain”, détaille Nature.

Pour Jennifer Zeitzer, responsable des rapports législatifs au sein de la Fédération américaine des sociétés de biologie expérimentale, citée par la revue scientifique, “il va désormais être d’une importance cruciale pour les chercheurs de se mobiliser pour la science”. Comprendre : “De s’assurer que l’administration Trump comprend bien de quelle manière les fonds fédéraux pour la recherche bénéficient à tous les Américains”, explique-t-elle.  

Sale temps pour le climat
Si les craintes de voir les financements dédiés aux sciences s’effondrer sont dans tous les esprits, c’est surtout dans le domaine de la lutte contre le changement climatique que les inquiétudes sont les plus tangibles. “Trump va être un désastre pour la planète”, assure Vox. Et le fait que les républicains aient désormais la main à la fois sur la Maison-Blanche et le Congrès n’est pas une bonne nouvelle pour les défenseurs du climat.

“Les actions entreprises par le président Obama sur le front de l’énergie propre reposaient sur ses pouvoirs exécutifs, des pouvoirs qui permettront désormais à Trump de tenir ses promesses, de priver de ressources les actions en faveur du climat et de vider de sa substance la protection de l’environnement”, écrit le site militant Grist, qui énumère :  


Trump a promis de retirer les États-Unis de l’accord de Paris. Il a juré de supprimer toutes les dépenses fédérales pour le climat. Il est sur le point de nommer un climatosceptique notoire, Myron Ebell, du Competitive Enterprise Institute, pour diriger l’équipe de transition de l’Agence de protection de l’environnement.”

Lien:http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-les-scientifiques-assommes-par-la-victoire-de-trump

1 comment for “États-Unis. Les scientifiques assommés par la victoire de Trump

  1. alhif-n-wen.
    November 15, 2016 at 08:52

    Une énième leçon de démocratie donnée par les peuples occidentaux aux pays et aux peuples dit « KHARABE » qui n’ont jamais connus l’ALTERNANCE, ils possèdent les 7 dernières monarchies absolues de la planète, le reste sont des dictatures nationalo-islamo-baathistes.

    D’ailleurs excepté les pays « KHARABE », la Corée du nord, la Chine et quelques pays d’Afrique subsaharienne, les peuples du reste du monde se dirigent tous vers plus de liberté et de démocratie et les arabes vers plus de fascisme religieux et de négation de toute liberté, et la fabrication des monstres à l’image de DAESH et compagnie.

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