Liens non établis entre Ahmed Chouchane et l’ancien chef du GIA, Djamel Zitouni

Il a reçu sa nationalité anglaise pour avoir  refusé l’ordre de tirer sur les islamistes, va t-il la perdre pour son appel à l’armée algérienne de raser la Kabylie? Comme adjoint de Zitouni, pourquoi les services secrets algériens avaient choisi lui, et pas un autre. Il devait à quelque élément près remplir bien des critères. Cet élément qui lui faisait défaut et qui l’avait empêché de mener à bien son travail  était au fait sa sympathie secrète pour les islamistes. Sinon tuer et massacrer sous les ordres de Zitouni est une tâche pour laquelle les services secrets lui reconnaissaient bien des qualifications. Ah, si c’était pour massacrer du Kabyle, il ne se serait jamais donné l’idée de s’exiler en Grande-Bretagne. 

A en croire certaines sources, un groupe de kabyles est entrain de travailler avec les autorités de Londres  pour convaincre celles-ci de déchoir de sa nationalité britannique l’algérien Ahmed Chouchane suite à son message vidéo datant du 3 Janvier, à travers lequel il invite l’armée algérienne à raser la Kabylie, en réaction aux émeutes qui ont eu lieu dans cette région le 2 janvier 2017. Dans ses propos, il  considère la Kabylie comme un  nid de traîtrise et d’intelligence avec la France qu’il désigne comme le principal  ennemi  de l’Algérie arabo-islamique. Rappelons que ce sinistre gars n’est pas à sa première sortie haineuse; en 2015, il avait qualifié les mozabites de pure création juive, qui se cachent tels des serpents venimeux derrière l’identité berbère.
Ici- bas, un extrait de l’article de Wikipédia qui nous renseigne sur ses liens non établis avec le chef terroriste du GIA, Djamel Zitouni. Si ses supérieurs l’ont désigné à travailler pour le plus grand terroriste de l’Algérie de l’époque, c’est qu’ils ont de bonnes raisons de le faire.

Djamel Zitouni, alias Abou Abderahmane Amine, né le 5 janvier 1964 à Birkhadem dans la banlieue d’Alger, en Algérie et mort le 16 juillet 1996 (à 32 ans) aux environs de Tamesguida (entre Médéa et Blida), était le chef du Groupe islamique armé, groupe armé algérien qui aurait revendiqué la vague d’attentats commis en France en 1995.
D’anciens agents des services secrets algériens (exilés) ont révélé, à partir de 1997, que Zitouni et ses semblables travaillaient pour l’armée algérienne (en tant qu’infiltrés au sein du GIA), et pratiquaient une politique de contre-insurrection par la terreur, destinée à rompre le lien et la sympathie que la population avait pour les insurgés qui combattaient la junte militaire.
Autre témoignage éclairant les liens qui unissaient Zitouni et la sécurité militaire algérienne, celui du capitaine Ahmed Chouchane, interviewé dans l’émission de télévision, 90 minutes, sur Canal PLus. Instructeur des forces spéciales de l’armée algérienne lors du coup d’État de 1992, il refuse de tirer sur la foule en raison de ses sympathies islamistes. Jeté en prison, il en est ressorti de sa cellule au printemps 1995 par sa hiérarchie militaire qui lui fait une étrange proposition: devenir l’adjoint de Djamel Zitouni et éliminer des responsables islamistes refusant de travailler avec les services.
« la proposition émanait du général Kamel Abderahmnane et de Bachir Tartag, du Centre principal militaire d’investigation de Ben Aknoun, raconte aujourd’hui Chouchane. Ils m’ont dit à propos de Zitouni: c’est notre homme, et c’est avec lui que tu vas travailler. »
Chouchane refuse et se réfugie en Grande-Bretagne
Le 24 décembre 1994,Zitouni  organise le détournement du vol d’Air France, Alger-Paris 8969; parmi les passgers se trouvait le chanteur et actuel président de l’Anavad, Ferhat Mhenni. Le chef du commando est Abdallah Yahia, un meneur redouté du quartier des Eucalyptus. Après l’assassinat de trois passagers, dont Yannick Beugnet, cuisinier à l’ambassade de France, le premier ministre français Édouard Balladur obtient du président algérien Liamine Zéroual qu’il laisse décoller l’avion pour la France. À Marseille, le 26 décembre 1994, une intervention du GIGN aboutit à la libération de tous les passagers sains et saufs et à l’exécution des preneurs d’otage.

 

 

 

2 comments for “Liens non établis entre Ahmed Chouchane et l’ancien chef du GIA, Djamel Zitouni

  1. lefennec
    January 10, 2017 at 05:49

    La Kabylie est le dernier bastion culturel qui reste à anéantir pour assoir idéologiquement la république islamique acquise aux idéaux de la oumma, qu’elle soit avec une barbe islamiste ou un képis militaire. En général, chez les kabyles la raison l’emporte souvent sur le religieux car il n’y a aucune raison dans aucune religion surtout monothéiste et en particulier l’islam.Sur ce point, l’écrasante majorité des non-kabyles, et même certains kabyles, s’accordent avec le pouvoir militaire religieux algérien pour éradiquer la supériorité de la raison de la culture kabyle sur l’islam. Il faut bien analyser la structure et le mode de fonctionnement de la vieille et même archaïque, mais o combien révélatrice de la Tajmaat kabyle. Depuis 1963, avec les barbouzes de Boukharouba et même quatorze siècle avant, l’école algérienne, arabe et fondamentaliste, n’a pas réussi à la gommer.

    Aujourd’hui, après moult expériences, les kabyles cherchent à s’émanciper pacifiquement, chose rarissime chez les musulmans, et les Chouchanes et consorts veulent eux aussi passer à la vitesse supérieure: l’éradication physique des kabyles comme au bon vieux temps des ghazaouates, entendez la razzias, de Badr et ouhoud. Au fait le triste individu Chouchene, de son confort british des kouffars, ne nous apprend rien de nouveau que nous connaissons. Meme les anglais et les européens n’échapperont pas dans le futur au “rasage” des “Chouchène” et ses disciples du pouvoir algérien.

    Qui a dit que l’histoire ne se répète pas?

  2. Djurdjura
    January 27, 2017 at 10:25

    l’histoire ne se répète pas, elle bégaie.
    tu dois être mal dans ton être pour parler ainsi d’autres êtres humains, te mettant ainsi en contradiction totale avec la religion que tu veux défendre : quand tu touches à un homme, tu touches à tous les hommes.
    tu ne parles que de massacres, de sang, de meurtres, comme un fasciste.
    je pose donc la question ; serais-tu d’extrême droite qui utilise l’islam pour passer sa doctrine, sa haine de l’autre ?
    à l’instar de Hitler, Staline, des Le Pen et bientôt de trump.
    c’est parce que tu hais l’Algérie que tu parles ainsi.
    mais c’est ton choix.

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