Communiqué de PDF Québec pour soutenir Djemila Benhabib

Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec) tient à apporter tout son appui à Djemila Benhabib qui fait l’objet, une fois encore,  de moyens de pression pour la faire taire. PDF Québec tient à dire à quel point le groupe est consterné par ces attaques à la liberté d’expression. Mme Benhabib est une citoyenne et une femme courageuse qui prend la parole avec vigueur ET rigueur. Ce n’est pas par hasard que son travail a été maintes fois reconnu tant au niveau international qu’au niveau national.

 

Ce qui est incompréhensible, dans cette décision de la Maison de la littérature, c’est que cette dernière fait partie du Pen Club, une organisation internationale dont la mission est  pourtant de protéger la liberté d’expression. Que la Maison de la littérature ait choisi d’annuler une discussion sur la diaspora arabe de peur d’indisposer la communauté musulmane de Québec, est indigne d’un tel organisme et une négation même de sa mission. La communauté musulmane de Québec a droit au respect, Djemila Benhabib y a droit tout autant.

 

2 comments for “Communiqué de PDF Québec pour soutenir Djemila Benhabib

  1. denis lambert
    February 14, 2017 at 07:15

    Bravo pour cette clarté d’expression!

  2. Mohand Abdelli
    February 14, 2017 at 10:07

    Il faut écrire à la maison de la litterature et s’indigner. Voici une copie de ma correspondance avec eux. Je suis membde de PDF…

    Bonjour,

    D’abord merci pour votre réponse. Ensuite je crois que les raisons que vous évoquez pour annuler l’événement sont tout à fait inacceptables. Le report de la conférence de Djemila Benhabib à l’automne représente tout au plus de la poudre aux yeux. Au vu des raisons données par M Beddiari pour annuler sa participation, vous auriez dû au contraire maintenir l’événement et soit trouver un remplaçant à M Beddiari ou ne garder que la conférence de Djemila quitte à l’élargir…M Beddiari a succombé à la pression de la partie de la communauté musulmane viscéralement anti Djemila et vous lui avez donné raison. Et du fait même vous cautionnez les réactions anti Djemila Benhabib. Vous avez manqué de courage et de vision. J’irai même jusqu’à dire que votre action est de la lâcheté pure. Action indigne de la part d’une institution publique qui se veut un vecteur de savoir, d’ouverture et de liberté d’expression.
    A la moindre des choses vous devriez présenter des excuses publiques à Djemila et Aziz Farès, et les consulter pour une reprise de cet événement le plus tôt possible.

    Un Québecois très déçu de votre travail.

    Mohand Abdelli
    Montréal

    On Feb 9, 2017, at 3:31 PM, wrote:

    Bonjour,

    Nous avons bien reçu votre message concernant notre décision de ne pas tenir l’activité du dimanche 12 février, soit l’entretien entre messieurs Salah el Khalfa Beddiari et Aziz Farès, suivi d’une conférence de madame Djemila Benhabib.

    Cette activité a été pensée il y a quelques mois, dans le cadre du programme d’accueil de M. Beddiari, qui est à la Maison de la littérature jusqu’à la fin février pour la résidence Exil et liberté, que nous organisons depuis des années avec le Centre québécois du P.E.N. International. Nous voulions entendre ces écrivains nous parler de la présence arabe à Québec et au Québec, de la littérature en lien avec la condition des migrants, en jetant un regard sur la relation entre les écrivains arabes et l’islam. Le choix de nos invités avait pour but de générer un échange d’idées, une discussion sur ces questions, avec trois auteurs d’origine algérienne dont nous apprécions le travail et la qualité de la réflexion.

    Comme vous le savez sans doute, la Maison de la littérature a ouvert ses portes, en 2015, en accueillant le 81e congrès de PEN International portant sur la liberté d’expression. Aussi, partout dans la Maison, une exposition sur le patrimoine littéraire du Québec, l’exposition En toute liberté se déploie. Nous sommes farouchement pour la liberté d’expression. Nous maintenons que le sujet dont nous devions discuter dimanche est pertinent et nécessaire. Toutefois, il y a un temps pour chaque chose. Dix jours après l’attentat du 29 janvier, alors que la communauté musulmane de Québec est en deuil, un deuil que nous partageons avec des centaines de milliers de concitoyens, mes collègues et moi estimons que ce n’est pas le moment pour tenir un tel échange.

    Nous verrons comment nous reprendre plus tard, probablement l’automne prochain.

    Bernard Gilbert, directeur de la Maison de la littérature

    —–Message d’origine—–
    De : mohand abdelli [mailto:abdelli48@gmail.com]
    Envoyé : 9 février 2017 02:16
    À : ICQ_, MaisondelaLittérature
    Objet : Annulation de la conference de Djemila Benhabib

    J’apprends avec consternation l’annulation de la conférence de Djemila Benhabib. Cette décision étonnante représente un recul net pour la libre expression au Québec. La ou les personnes ayant pris cette décision devraient avoir honte et se cacher les visages en public puisqu’ils veulent cacher la parole libre que prêche Djemila Benhabib. Je ne sais à quelle sorte de pression vous avez répondu pour abdiquer de la sorte – quoique je puisse bien imaginer. J’espère que vous reflechirez davantage et reviendrez sur cette decision des plus abominables et discriminatoires. Sinon, les responsables de “la maison de la littérature qui censure” doivent démissionner en bloc. Vous ne pouvez plus servir les intérêts des Québécois.

    Mohand Abdelli

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