Que le rire et le sourire continuent de s’envoler de vos yeux comme des colombes d’émotion!

Soyez les femmes que vous voudriez être! Ayez vos rêves plus grands que vos peurs! Je vous parle aujourd’hui au nom de la femme, de la sœur, de la maman ou de l’enfant, heureusement, en moi et en chaque homme. Bonne fête à toutes! Que le rire et le sourire continuent de s’envoler de vos yeux comme des colombes ou comme une poudre interminable d’ailes!

 

Il parait que les femmes de cinquante pays font aujourd’hui grève. Pour qu’elles aient davantage de droits? Non. Pour qu’elles soient simplement et enfin considérées un tant soit peu les égales des hommes. Pour qu’elles aient le droit à l’azur, le droit que leur appartiennent la nuit et le jour, qu’elles aillent leur chemin sans qu’elles attentent aux dieux du ciel comme à ceux sur terre. Chères amies, ne vous leurrez point! Si vous croyez que ce sont les hommes, c’est-à-dire nous, qui vont vous arracher vos droits, être à vos côtés pour tous vos combats, c’est que vous ne comprenez pas grand-chose au patriarche refoulé en chaque homme, comme une tribu intériorisée ou un port de retour en arrière. Pourquoi, dites-vous? Eh bien, pour la simple et bonne raison que cette situation nous arrange; elle nous dispense des profondes réflexions. Quelle société connue accepterait de partager équitablement les tâches entre les hommes et leurs épouses, leurs mères, leurs sœurs ou leurs amantes? Celle des Touaregs, me diriez-vous, ou encore certaines des sociétés primitives en Asie ou en Amérique du sud? Oui, mais aucune qui soit de celles qui se targuent aujourd’hui d’avoir conquis toutes les Lumières qui répandent de leurs eaux solaires la clarté dans les êtres de tous et de toutes. Le monde vous appartient; faites toutes les grèves possible pour que vous ayez le droit, vous aussi, aux cimes! Faites des grèves de travail, des grèves de parole… faites surtout des grèves d’amour —les Kenyanes l’ont déjà fait—, car sans vous la verdure ne serait qu’un manteau insignifiant sur le corps hideux et monotone des jours; sans vous le monde serait un destin comme un wagon rouillé qui ne se souvient plus ni de son chemin de fer ni du miel de l’apesanteur de la route vers la quintessence de chacun. Soyez les femmes que vous voudriez être! Ayez vos rêves plus grands que vos peurs! Je vous parle aujourd’hui au nom de la femme, de la sœur, de la maman ou de l’enfant, heureusement, en moi et en chaque homme. Bonne fête à toutes! Que le rire et le sourire continuent de s’envoler de vos yeux comme des colombes d’émotion ou comme une poudre interminable d’ailes!

 

Par Louenas Hassani

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