La laïcité est une altérité versus les identités meurtrières

La laïcité est une altérité qui impose à soi d’être responsable sur l’Autre, de prendre en considération la vérité de l’Autre, pour dire autrement les mots de Lévinas. Elle est altérité parce qu’elle offre un espace de respect réciproque pour toutes les différences; elle est altérité parce qu’elle a prévu justement l’Autre. La laïcité est originaire du voyage, des fleuves qui renouvellent sans cesse leurs ondes, des empreintes inconstantes que modèlent et remodèlent les éléments. Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés, disait Carlo Goldini, le fondateur du théâtre moderne italien. Le voyage a redéfini notre sens de l’espace ; il a élucidé l’énigme extraordinaire de l’acte de penser ; il nous a fait comprendre qu’une fontaine met du raisonnement dans nos têtes ; une mer, une rencontre, une expérience ; une colline façonne une partie de notre raisonnement…

 

L’homme quand il n’est pas féru des ponts            

La tragédie de Québec est l’homme quand il puise dans le pire de l’humanité; elle est l’homme quand il n’est pas féru des ponts, quand on le gorge au souffre de la haine qui élève l’altérité au rang d’abomination, comme le font aujourd’hui toutes les extrêmes droite du monde. L’hécatombe qui a endeuillé tant de familles, voire tout le pays, est la résultante naturelle d’une humanité qui puise de plus en plus dans les fers refoulés; elle est la conséquence  de l’inquisiteur intériorisé qui dicte toujours sa vérité héritée comme on hérite de la langue, de la terre ou du regard indiscuté à travers  lequel nous sommes censés regarder et interpréter le monde.

Le jeune homme qui a assassiné six personnes de culture musulmane dans la tristement célèbre mosquée désormais est-il un monstre? Et le charbon de l’indifférence à la haine de l’Autre est-il un charbon rare dont il n’est pas aisé de puiser? Et la laïcité ou les débats autour de la neutralité de l’État sont-ils à mettre au banc des accusés publics qui ont, entend-on partout, semé le grain de la discorde et de la méfiance pour la moisson de la tempête, voire du génocide?

Le bonhomme, tant s’en faut, n’est pas un monstre, et des gens qui ont développé cette détestation viscérale de l’Autre ne sont pas rares non plus. Pour dire simple, le jeune homme est en vérité une victime collatérale de la massification et de la banalisation de la haine de l’Autre. Il est un être qui s’est nourrit dans l’une de ses mamelles innombrables des idéologies mortifères propagatrices de la semence uniformisatrice du monde; ces doctrines qui ont le vent dans les voiles partout au monde et qui n’excellent en rien hormis dans la construction des boucs émissaires; et l’Autre – l’étranger, l’immigrant, le musulman, le juif, le réfugié, etc. –  est désormais le combustible le plus inflammable de tous pour faire marcher la machine de l’exclusion!

Après tout, entre “L’enfer, c’est les autres” de Sartre et  “La civilisation commence quand tu donnes la propriété aux autres sur toi-même” de Lévinas, celle qui demande le moins d’intelligence est la première, puisque ancrée dans l’animal en nous depuis la quadrupédie sur les arbres.

Il en faut peu pour fabriquer une opinion hostile à l’Autre :  le jugement à l’arrêt et les préjugés en foule, pour paraphraser Rousseau; un soupçon de religion, un zeste de raison, quelques grains d’Histoire, une huile de légendes et de mythes pour une histoire érigée comme un récit désherbé du chiendent du réel; des êtres héroïsés à l’envi, des événements décontextualisés, le tout dans un bouillon sociétal de peurs et le tour est souvent joué : l’Autre est d’emblée la cause première des disettes, des déluges et des sécheresses!

Le problème est donc le musulman pour l’assassin de Québec; l’étranger venu d’ailleurs avec dans ses valises tout un capital belliciste (qui incite à la guerre et au conflit!), qui foule ses valeurs, qui veut le déraciner, l’acculturer, l’islamiser, lui prendre ce qui lui est le plus cher! L’Autre érigé comme un être qui, dans sa culture, n’aime presque pas ses enfants! La même construction rationalisée qui a érigé jadis les autochtones et les indigènes comme les barbares ensauvagés à civiliser pour justifier l’expansion coloniale; la même légitimation idéologique qui a justifié la Shoah et la solution finale; les mêmes processus à plus grande échelle qui ont légitimé l’esclavagisme et qui justifient aujourd’hui les innombrables chosifications de l’Autre : en Afrique, en dictature, en Palestine, en Syrie, en Irak…

En somme, on a beau arguer que le feu, la culture et la société ont fait de l’homme un être social, il n’en reste pas moins que l’animal en lui a toujours la petite conscience d’un ennemi qui le guette derrière la colline; il a toujours en lui un arbre de méfiance duquel il domine le paysage, une définition du monde qui s’arrête au paysage à la portée de ses yeux, une vérité que lui expliquent une tribu, une frontière, un intérêt immédiat, etc. Même quand il voyage, que son corps abolit les frontières et défie la pesanteur, il ne s’affranchit toujours pas du village immémorial ancré en lui, comme une caverne de frousse qui l’empêche de s’ouvrir au soleil. Qu’il soit ici ou ailleurs, la géographie universelle est toujours à la merci de sa topographie tribale!

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage! Et l’homme lorsqu’il veut tuer, s’approprier ou conquérir l’Autre, quelques adjectifs qualificatifs suffisent pour forger dans l’acier rouillé des préjugés une opinion de masse qui justifie d’avoir sur son confrère le droit de vie et de mort. C’est le juif, le responsable du désastre mondial, disait-on, avant le passage aux chambres à gaz; ce sont des barbares, presque des animaux, écrivaient des intellectuels de renom, pour justifier la colonisation de l’Autre; les noirs, disent jusqu’à aujourd’hui certains, ont un retard dans l’évolution… bref, tu remplis n’importe quel homme de ces idées édificatrices d’ennemis à exterminer et tu le verras vendre sa vie pour des broutilles pour la confier à une idéologie qui vasouille dans la gadoue de l’ignorance !

 

Est-ce la faute de la laïcité ?                                           

Ce sont les livres, le savoir, la démocratisation de l’information, la liberté d’expression… qui nous ont fait comprendre qu’il y a autant d’identités qu’il y a d’hommes dans le monde, qu’il y a autant de religions qu’il y a de fois dans le monde ; que le moteur premier qui fait marcher le vivre ensemble c’est notre différence, la singularité de chacun et de chacune.  

Imagions par exemple que tous les pays du monde soient des théocraties ; islamiques, chrétiennes, judaïques, bouddhistes, qu’importe ; ils ont tous une religion d’État qui ne croit pas au citoyen, mais au croyant seulement; ils ont des écoles confessionnelles, une explication eschatologique du monde par conséquent, des coreligionnaires qui iront tous au paradis et le reste de l’humanité aux flammes vigoureuses et éternelles de la Géhenne. Au reste, la condition essentielle pour que l’Autre ait le droit lui aussi aux délices de l’au-delà est de se convertir – d’où l’aura, l’estime et le bonheur qu’éprouve le religieux zélé à la conversion de l’Autre ; c’est comme un argument irréfutable de la véracité de sa foi à lui, versus la foi dévoyée que le converti a désertée.  Imaginons un monde qui se définit par des blocs que tout oppose, une planète d’inquisiteurs qui réduisent les peuples à des bétails concentrationnaires ? Est-ce que l’immigration dans de telles conditions est possible ? Est-ce que les minorités peuvent avoir les mêmes droits que la majorité ?…

Emmanuel Lévinas: l’Autre est un visage à accueillir.

On a entendu plein de gens pointer du doigt la laïcité après l’hécatombe de Québec; des Canadiens d’origine comme des canadiens venus d’ailleurs. On avait même entendu parler d’une laïcité extrémiste. D’aucuns pour défendre le multiculturalisme à îlots disparates, perdus dans l’océan de l’incommunication et les pays artificiels des communautés que rien ne lie aux autres ; d’autres, musulmans ou islamistes inavoués, pour dire que le débat sur la laïcité engagé par le Parti Québécois a ouvert bien des plaies, stigmatisé toute une communauté.                                                                  

Mon propos n’est pas tant de revenir sur la charte proposée alors, dont à mon humble avis l’une des plus grandes erreurs est le concept lui-même de Charte des valeurs québécoises – la laïcité appartient à l’homme, à toute l’humanité, au chrétien et au musulman, au croyant et à l’incorporant, puisqu’au-delà du concept, elle est une pratique de la vie quotidienne depuis toujours–, mais de rappeler avec des termes simples que la laïcité est l’enfant aîné de la tolérance ; des Lumières quand bien même mythifiées grâce auxquels le droit et la justice dans une société à majorité chrétienne peuvent être du côté d’une minorité haïe, honnie, pestiférée, si tant ait qu’elle ait raison ; du côté d’un Dreyfus désigné injustement de traître suprême de la nation par les défenseurs d’un pays qui puise dans les théories abracadabrantesques de la souche, du sang et de la religion vraie !

La laïcité n’est ni théiste ni athéiste et pour cause, les hommes et les femmes ont de tout temps pratiqué la laïcité dans leur vie de tous les jours. Il suffit de penser à l’argent : il n’a ni couleur, ni odeur, ni encore moins de religion. La laïcité est une construction sociologique, anthropologique, politique et historique dont chaque civilisation a posé une brique dans l’édifice de cette idée géniale et simple qui a rendu possible le vivre ensemble dans les différences tout en jouissant des mêmes droits, et ce, que l’on fasse partie de la majorité ou de la minorité.  

Car, il faut le souligner, aucune religion n’accepte réellement la différence ; tous ces prêcheurs de la vérité – versus la vérité mensongère du voisin – ont beau faire de la gymnastique sémantique et conceptuelle, chaque système théologique a comme fondement l’exclusion de l’Autre, le différent de soi, celui qui n’a pas la même religion ; et s’il y a aujourd’hui des fois plus inclusives ou plus au moins tièdes socialement pour ainsi dire que d’autres, ce n’est sans doute pas grâce aux religions elles-mêmes, comme essayent de nous convaincre bien des idéologues, mais c’est grâce simplement aux luttes des hommes et des femmes, et à leur évolution. Autrement dit, que le christianisme ou le judaïsme se targuent de leur soi-disant modernité devant d’autres religions ne diminue en rien du fait que l’évolution humaine en société n’est due qu’à leur éloignement des textes sacrés ; elle ne s’est faite qu’au détriment de ces théologies originelles et de leur caractère hégémonique, puisqu’elles ne croient pas à l’individu, mais au groupe, à la communauté.  Pour être plus explicite, le pape François s’éloigne de la théologie chrétienne en remettant en cause la conception fondamentale inhérente au christianisme de guerre juste développée déjà par Saint-Augustin. Ce sont les pressions extérieures à l’église qui mettent dans une certaine mesure de l’eau dans le vin dogmatique.

De même, pour parler de l’islam, on ne peut dédouaner les djihadistes de Daech de leurs crimes en disant simplement qu’ils ne sont pas musulmans. Pourquoi ? Parce qu’ils puisent dans les textes sacrés les versets et les hadiths qui justifient leurs crimes ; « la religion c’est souvent le tout et le contraire tout : il faut que chacun puisse y puiser son miel», comme le dit à juste titre l’écrivain Tahar Ben Jelloun.

Si la différence est l’essence même de la nature, alors la religion quand elle devient politique est le contraire de l’humanité, puisque son objectif est immanquablement l’uniformisation du monde, rêve bien évidemment impossible à réaliser. Et puisqu’aucune religion n’est capable de contenir dans un même espace toutes les différences sans que la vérité de la majorité déborde sur la vérité ou les vérités de la minorité, alors, naturellement,  seule la laïcité est capable de faire coexister toutes nos vérités dans le même espace, dans un contrat social où cohabitent nos idées, nos convictions, nos certitudes…   

Les systèmes théologiques n’ont pas prévu le déplacement de l’homme ; ils n’ont pas anticipé ces flux migratoires énormes  de l’humanité, ces populations entières qui redéfinissent la géographie et les distances ; ils n’ont jamais pensé l’idée que le voyage allait sortir les hommes de la vérité intransigeante, pour qu’ils réalisent qu’il y a quelque chose après leur tribu, qu’il y a tout un monde qui ne demande qu’à être exploré derrière le ruisseau érigé frontière à ne jamais outrepasser ; ils n’ont jamais prévu que la rencontre du sable et de la terre fertile, du désert et de la forêt, de la ville et de la campagne, etc., allait proposer d’autres yeux pour regarder le monde; allait redéfinir notre manière d’écouter le cosmos, de regarder le vivant, de raisonner l’espace-temps… ils n’ont jamais anticipé la rencontre de la vérité de l’Autre autrement que dans un rapport de domination. 

Tiens, parlons un peu climat ! Pourquoi les sociétés scandinaves sont aujourd’hui plus ouvertes que celles du sud ? Parce qu’entre autres la forêt et l’eau permettent la transgression alors que le désert et la nudité du sol préméditent des jours à l’avance le mouvement de l’Autre, et donc son contrôle.  Un autre exemple, pourquoi chez les arabes la poésie est populaire ; elle est dans la bouche du savant comme du profane, et que Mahmoud Darwich remplissait de son vivant des stades entiers de gens pour écouter sa poésie ; alors qu’en Occident la poésie est élitiste ? La langue, le silence des espaces désertiques infinis à remplir par les mots, les gens ont le temps pour méditer parce que les rencontres sont rares…   

Le climat nous apprend que pour chaque espace et environnement ses forces et ses faiblesses ; il nous apprend aussi que le meilleur de l’humanité est la conjugaison du meilleur en chaque culture, en chaque espace, en chaque être humain. Et le voyage a créé l’inter-culturalité ; ce sont les commerçants voyageurs qui ont fracassé les distances au départ et qui ont ouvert des routes pour l’échange… puis, des villes comme New York, Paris, Montréal, Berlin… où  cohabitent des centaines, voire des milliers de cultures et d’origines. Ce sont les grandes villes les fondatrices des civilisations, parce que l’hybridité ramène le meilleur du monde. Et ces villes sont les phares parce qu’elles ont rendu le vivre-ensemble possible, pourvu que chacun contienne sa vérité dans son intériorité et n’essaye pas de l’imposer aux autres ; pourvu qu’il se dise que sa vérité appartient à lui seul et que l’espace public appartient à tous.  Autrement dit, sans le vivre neutre, ces villes ne feraient plus rêver le monde. Même un islamiste ignore qu’au fond de lui il ne veut aucunement que la charia soit appliquée à ces villes. La laïcité pour lui et sa famille, la charia pour les autres !

Le voyage a créé la ville pour abréger l’espace de la rencontre, et la ville a ouvert des routes anonymes pour les libertés et l’individu, parce qu’elle affranchit de la tribu et de son contrôle.

Dans une certaine mesure, c’est le voyageur qui a contribué le plus au modelage de la vie laïque : la tribu politique dans ta besace, tu la laisses chez toi, et ce que tu peux offrir de meilleur à l’humanité viens le partager sur la place publique avec tout le monde ; ta nourriture, ta culture, ton savoir-faire ! Les mille et une nuits, le couscous, la pizza, L’âne d’or d’Apulée, les pyramides, l’algèbre, l’Alhambra, l’avion, l’écriture… n’appartiennent plus à une géographie, à un peuple, mais à toute l’humanité. Chaque homme et chaque femme a le meilleur en lui… et le pire. Et la laïcité est l’une des plus belles trouvailles humaines.

La laïcité est une altérité qui impose à soi d’être responsable sur l’Autre, de prendre en considération la vérité de l’Autre, pour dire autrement les mots de Lévinas. Elle est altérité parce qu’elle offre un espace de respect réciproque pour toutes les différences; elle est altérité parce qu’elle a prévu justement l’Autre. La laïcité est originaire du voyage, des fleuves qui renouvellement sans cesse leurs ondes, des empreintes inconstantes que modèlent et remodèlent les éléments. Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés, disait Carlo Goldini, le fondateur du théâtre moderne italien. Le voyage a redéfini notre sens de l’espace ; il a élucidé l’énigme extraordinaire de l’acte de penser ; il nous a fait comprendre qu’une fontaine met du raisonnement dans nos têtes ; une mer, une rencontre, une expérience ; une colline façonne une partie de notre raisonnement…

En fait, les laïcs «identitaires» qui se sont découverts laïcs du jour au lendemain, alors qu’ils ont toujours été les ennemis jurés de la laïcité justement – c’est le cas de toutes les droites populistes du monde–, ne sont aucunement laïcs et pour cause, ils veulent convaincre le monde de la nécessité du retour à la tribu, en usant bien sûr d’une sémantique moderne. Être soi-disant laïque pour voiler et dissimuler sous des qualificatifs flatteurs une haine vieille comme la vieillesse du monde, la haine de l’Autre en l’occurrence, n’est pas ce qu’on peut appeler la laïcité, mais du fascisme dans son état autoritaire théorique qui ne dit pas son nom.  Une laïcité qui n’est pas humaniste n’est pas la laïcité. La laïcité, la seule, est celle qui aurait permis à une Théocratie comme l’Arabie-Saoudite de ne pas pendre l’athée parce qu’il est différent; elle est celle qui n’aurait pas réprimé un religieux croyant dans un État communiste d’antan; elle est celle qui permet d’avoir tous les lieux de culte possible dans un même pays, celle qui fait coexister tout le monde au-delà de toute considération idéologique, physique, géographique, etc.; elle est celle qui permet aux islamistes de défendre un concept comme celui de Laïcité positive en Occident alors que leur idéologie justifie l’assassinat de fillettes en terre musulmane pour des cheveux au vent…  

À suivre…

Par Louenas Hassani 

 

2 comments for “La laïcité est une altérité versus les identités meurtrières

  1. lefennec
    March 14, 2017 at 06:06

    La laïcité est un beau mot. Il nous fait rêver en nous nourrissant d’illusions pour ne pas sombrer dans le désespoir. La laïcité ne règle pas les problèmes de cohabitation des religions. Elle ne fait que les reporter à une date ultérieure. C’est juste une manière de les éviter qui arrange l’hypocrisie des intellectuels qui manquent cruellement de courage parce qu’ils sont lâches ou encore corrompus par la politique. Le sens du mot laïcité n’a plus la valeur du temps des Grecs. Aujourd’hui, une autre époque, ce mot est une coquille vide. Il faut trouver autre chose pour mieux avancer car la laïcité nous fait tourner en rang. La question cruciale et cruelle est comment mettre fin à la nuisance des religions, plus particulièrement les religions monothéistes, afin de libérer la pensée humaine pour rendre les gens plus humains, raisonnables et enfin libres et heureux. Le reste c’est de la littérature qui fait vendre l’illusion.

  2. alhif-n-wen.
    March 17, 2017 at 12:09

    Il ne peut jamais y – avoir de DÉMOCRATIE, sans la LAICITE.

Leave a Reply

Your email address will not be published.