Fellag: après les dinosaures de Spielberg, les Blade Runners de Ridley Scott

Les Bled Runners dont parle Fellag sont ces algériens qui, malgré le fait qu’ils ont presque tout chez eux, au bled, grâce à la prospérité pétrolière et l’apport des émigrés, font tout pour le quitter  vers d’autres destinations pour échapper à la tribu qui, par instinct de conservation, place tout le monde sous surveillance.

Les Blade Runners  de Ridley Scott  sont les policiers chargés de tuer (« retirer ») les réplicants qui ont contrevenu aux lois. Littéralement blade signifie lame, et runner, coureur, mais dans son sens familier, blade runner signifie couteau à lame. La musique du film a été composée par le grand master du New Age, le grec Vangelis Papathanassiou.

Bled Runner de Fellag n’a rien à voir avec le film en question, et c’est la deuxième fois que Fellag utilise un blockbuster hollywoodien  pour accrocher avec subtilité et humour  un sujet local à  un landmark médiatique de dimension universelle.

Blade Runner (film) 

Blade Runner est un film américain de science-fiction réalisé par Ridley Scott et sorti en 1982. Son scénario s’inspire assez librement du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? écrit par Philip K. Dick, à qui le film est dédié. Il se situe à Los Angeles en 2019 et met en scène Rick Deckard, interprété par Harrison Ford, un ancien policier qui reprend du service pour traquer un groupe de réplicants, androïdes créés à l’image de l’Homme, menés par l’énigmatique Roy Batty (interprété par Rutger Hauer).

À sa sortie, le film est un échec commercial aux États-Unis et est accueilli durement par la critique. Il remporte néanmoins trois BAFTA Awards ainsi que le prix Hugo et rencontre le succès dans le reste du monde.

La réputation du film s’améliore avec les années notamment lorsqu’une version director’s cut, approuvée par Ridley Scott, sort en 1992. Le style visuel du film et son ambiance néo-noire en font désormais une référence de la science-fiction et plus particulièrement du mouvement cyberpunk. Il est sélectionné en 1993 par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès pour être conservé en raison de son importance et, en 2007, par l’American Film Institute dans son classement des 100 plus grands films américains de tous les temps, à la 97e place. Il a acquis depuis lors un véritable statut de film culte et est considéré comme un film majeur de l’histoire du cinéma car précurseur de différents styles grâce à l’utilisation de thèmes récurrents ; nombre d’autres films, de séries télévisées et de jeux vidéo s’en sont inspirés.

Une version restaurée, baptisée « final cut », sort en 2007.

 

Toile de fond

L’histoire se déroule en novembre 2019, à Los Angeles, au climat pluvieux et où la quasi-totalité de la faune a disparu. La population est encouragée à émigrer vers les colonies situées sur d’autres planètes. Les animaux sont artificiels et il existe également des androïdes, des robots à l’apparence humaine aussi appelés « réplicants » (parfois orthographié « répliquants »). Ceux-ci sont plus ou moins considérés comme des esclaves modernes, qui sont utilisés pour les travaux pénibles ou dangereux, dans les forces armées ou comme objets de plaisir.

Les réplicants sont fabriqués par la seule Tyrell Corporation, dirigée par Eldon Tyrell, dont le siège est installé dans une haute et massive tour pyramidale qui domine la ville. Ils sont créés à partir de l’ADN humain mais ne sont ni des clones, ni des robots. Après une révolte sanglante et inexpliquée des réplicants dans une colonie martienne, ils sont interdits sur Terre. Des unités policières spéciales, les Blade Runners, interviennent pour faire respecter la loi pour les contrevenants androïdes. Ils ont donc l’autorisation de tuer n’importe quel réplicant en situation irrégulière. On appelle cela un « retrait ». Toutefois, les androïdes les plus modernes sont difficiles à distinguer des humains. Les Blade Runners doivent alors enquêter longuement afin d’avoir la certitude qu’il s’agit bien d’un androïde avant de le mettre hors circuit.

Résumé détaillé

Six réplicants du modèle Nexus-6, génération extrêmement perfectionnée mais d’une durée de vie limitée à quatre ans (pour éviter qu’ils ne s’humanisent), détournent un vaisseau spatial, dont ils massacrent l’équipage et les passagers, avant de regagner la Terre. Ils essayent de s’infiltrer dans la Tyrell Corporation mais deux d’entre eux meurent lors de la tentative et les autres disparaissent. Plus tard, Dave Holden, un Blade Runner, fait passer le test de Voight-Kampff à Leon Kowalski, un nouvel employé de la Tyrell Corporation. Mal à l’aise, Leon, qui est un des réplicants impliqués dans l’affaire, lui tire dessus.

Gaff, un policier amateur d’origami, contacte alors Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a quitté le service. Il le conduit à Bryant, l’ancien supérieur de Deckard. Bryant informe Deckard de la situation et lui montre la vidéo où Leon tire sur Holden. Le chef des Blade Runner fixe la mission de Deckard : retrouver et éliminer Leon, Zhora, Pris et Roy Batty (le chef du groupe), les quatre réplicants disparus.

Deckard se rend à la Tyrell Corporation pour y rencontrer Eldon Tyrell, le créateur des réplicants, afin d’obtenir des informations sur les Nexus-6. Tyrell lui demande de faire passer le test de Voight-Kampff à Rachel, son assistante. À l’issue d’une longue série de questions, Deckard détermine que Rachel est un réplicant. Tyrell explique ensuite qu’elle ne le sait pas car on lui a implanté de faux souvenirs, ceux de sa nièce, qui lui fournissent une « mémoire émotionnelle ». Pendant ce temps, Leon et Roy vont à la rencontre de Hannibal Chew, le scientifique qui conçoit les yeux des androïdes. Ils cherchent quelqu’un qui serait capable d’allonger leur durée de vie et Chew leur indique le nom de J. F. Sebastian, un généticien très proche de Tyrell.

Rachel rend visite à Deckard afin qu’il lui confirme, ou non, ses soupçons sur sa véritable identité. Il lui dit la vérité. De son côté, Pris gagne la confiance de Sebastian en se faisant passer pour une sans-abri. Il la recueille dans l’immense immeuble entièrement vide dans lequel il vit en compagnie de ses créations robotiquesn 2.

Plus tard Deckard fouille l’appartement de Leon où il trouve une photo de Zhora et une écaille de serpent artificieln 3. Ces indices le conduisent au club de striptease de Taffey Lewis où travaille Zhora. Elle découvre aisément les intentions du policier, ce qui entraîne une course-poursuite dans les rues de Los Angeles, au terme de laquelle Deckard « retire » Zhora. Bryant le félicite mais l’informe qu’il doit désormais également « retirer » Rachel, qui a disparu de la Tyrell Corporation. Cette nouvelle attriste Deckard, qui a des sentiments pour elle. Il remarque Rachel dans la foule, mais il est attaqué et désarmé par Leon. Le réplicant est sur le point de tuer Deckard lorsque Rachel lui tire une balle dans la tête avec l’arme de Deckard. Ce dernier accompagne Rachel chez lui et lui promet qu’il ne la pourchassera pas. C’est à ce moment que Rachel conseille à Deckard de faire le test sur lui-même (un nouvel indice quant à la possible identité de Deckard, qui vient s’ajouter aux nombreuses allusions qui laissent à croire qu’il pourrait être un réplicant1).

Au même moment, Roy rejoint Pris chez Sebastian et sympathise avec lui. En effet ce dernier a une espérance de vie limitée car il souffre d’un vieillissement accéléré (dit « syndrome de Mathusalem »). Ainsi liés d’amitié, tous deux s’introduisent à la Tyrell Corporation et utilisent une partie d’échecs opposant Sebastian à Tyrell comme prétexte pour cette intrusion. Le chef des réplicants conseille un mouvement à son prétendu ami, ce qui a pour effet de lui faire remporter la partie. Roy demande ensuite à son créateur de rectifier le caractère génétique qui limite sa durée de vie, mais Tyrell lui explique que c’est impossible. Tyrell cherche ensuite à flatter l’ego de Roy en vantant ses accomplissements mais le réplicant l’assassine et tue ensuite Sebastian.

Deckard, informé des évènements, se rend chez Sebastian où il est attaqué par Pris. Il parvient à la tuer mais Roy arrive peu après. Le réplicant, sentant sa vie arriver à son terme et rendu furieux par la mort de sa petite amie, donne la chasse à Deckard. Il lui laisse cependant une chance de lui échapper après lui avoir tout de même cassé plusieurs doigts. Deckard s’enfuit par le toit mais rate un saut et s’accroche au rebord du toit. Au moment où il lâche prise, Roy le sauve. Le réplicant meurt après avoir livré à Deckard ses dernières pensées. Gaff survient ensuite et rappelle à Deckard que Rachel doit, elle aussi, mourir. Deckard retourne à son appartement où il trouve Rachel endormie. Ils quittent les lieux et Deckard trouve alors un origami, signe que Gaff est déjà passé mais qu’il a laissé Rachel en vie. Dans la version director’s cut du film, la dernière image est celle des portes de l’ascenseur se refermant derrière Deckard et Rachel, alors que la première version les montre ensuite tous les deux en voiture dans la campagne, sous un ciel bleu.

Différences entre réplicants et humains

Pour repérer les réplicants, le Blade Runner se concentre sur les trois principales différences avec les humains :

  • les réplicants ne sont pas sensibles à la vie animale et ne ressentent rien lorsqu’un animal est mis à mort alors que les humains y sont très attachés, d’autant plus que les vrais animaux sont très rares, remplacés par des animaux artificiels ;

  • ils n’ont généralement aucune forme d’empathie entre eux et envers les autres. Ainsi, ils ne font rien pour aider l’un des leurs et sont souvent résignés lorsqu’un Blade Runner les découvre. Cette absence d’empathie est néanmoins parfois contredite, comme peut en témoigner la tristesse de Roy lorsqu’il découvre Pris gisant sur le sol ;

  • ils ont une moelle osseuse différente de celle des humains car leur génome a été créé artificiellement, ce qui permet une vérification post-mortem.

Le Blade Runner peut découvrir un réplicant en effectuant un test d’empathie Voight-Kampff, qui consiste à déceler les réactions physiologiques involontaires du sujet lors d’une mise en situation (concernant l’attachement maternel, un stress affectif ou moral…) via une série de questions. Une machine peut également être utilisée pour déceler plus facilement les réactions physiologiques du patient. Les réactions possibles, moins remarquables chez les réplicants de dernière génération, sont par exemple un changement du rythme de la respiration ou du cœur ou un mouvement infime dans l’œil

https://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_(film)

 

1 comment for “Fellag: après les dinosaures de Spielberg, les Blade Runners de Ridley Scott

  1. Kaci
    April 5, 2017 at 20:53

    Ok mais Fellag pourquoi cette casquette turque de merde????
    Franchement tu devrais changer l’un de tes fusibles.

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